Projet de forage à Noiraigue : quels risques ?

Samedi 1er juin 2013

Cinéma Colisée, à Couvet

« La malédiction du gaz de schiste »

16h30Projection du documentaire de Lech Kowalski • première en Suisse • entrée gratuite

Notre eau potable menacée...

17h45Table ronde publique « Projet de forage à Noiraigue : quels risques ? »

La compagnie Celtique Energie prévoit un forage pour chercher et exploiter des hydrocarbures situés dans le sous-sol de Noiraigue. Or, c’est dans cette région qu’est captée l’eau potable qui approvisionne 70% de la population du canton de Neuchâtel, en particulier des villes de Neuchâtel et de La Chaux-de-Fonds. Quels sont les enjeux liés à ce projet de forage? Quels sont les risques pour les ressources en eau potable? Qui se cache derrière Celtique Energie? Quel type de forage est prévu? Est-il question de gaz de schiste?

Afin de répondre à ces questions et dans le but d’informer la population, les Verts vous invitent à une table ronde publique, avec la participation de:
  • Pierre-Olivier Aragno, hydrogéologue, délégué à l’environnement, à la mobilité et au développement durable de la Ville de Neuchâtel
  • Roland Stettler, ancien chimiste des eaux et délégué à l’environnement de la Ville de Neuchâtel
  • Bertrand Valton, expert du milieu souterrain, Fédération Française de Spéléologie
  • Christine Monnet, membre du Collectif du Haut-Bugey (FR) "Non aux forages d’hydrocarbures"
  • Anne Mahrer, députée verte au Grand Conseil genevois
  • Sergio Santiago, géologue, conseiller général vert à Val-de-Travers
  • Fabien Fivaz, député vert au Grand Conseil neuchâtelois
Modératrice: Clarence Chollet, coprésidente des Verts neuchâtelois

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La malédiction du gaz de schiste

Les Verts organisent la projection du documentaire

"La malédiction du gaz de schiste"

Samedi 1er juin 2013, à 16h30

au Cinéma Colisée, à Couvet


la projection sera suivie à 17h45 d’une

table ronde publique "Projet de forage à Noiraigue: quels risques?"



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NON aux durcissements de la loi sur l’asile

Les Verts s’opposent à la révision de la Loi sur l’asile, saucissonnée en trois volets, dont le premier, les mesures urgentes adoptées par le Parlement le 28 septembre 2012, est déjà entrée en vigueur. Un référendum sur ces mesures a été lancé par les Jeunes Verts, soutenu par les Verts et diverses organisations. Ayant abouti, il sera soumis à votation le 9 juin 2013.

Les Verts disent NON aux durcissements de la loi sur l’asile, pour les raisons suivantes:
  • Suppression des demandes d’asile aux ambassades.
Jusqu’à présent, il existait la possibilité de déposer une demande d’asile depuis une ambassade suisse à l’étranger. La demande était examinée et la personne qui avait droit à une protection pouvait alors entrer en Suisse. Il s’agissait souvent de la seule possibilité d’obtenir l’asile pour les personnes les plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants. La révision de la loi sur l’asile supprime cette procédure.

  • Suppression de la désertion comme motif d’asile.
D’après la nouvelle loi, les objecteurs de conscience et les déserteurs n’ont plus droit de recevoir l’asile en Suisse, mais peuvent être admis provisoirement. Cette pratique est clairement en contradiction avec la convention sur les réfugiés qui lie au statut de réfugié quiconque est menacé.

  • Création de «centres spéciaux » pour « récalcitrants ».
Les requérants «récalcitrants» pourront désormais être hébergés dans des centres ressemblant à des camps. Cette formulation juridiquement imprécise ouvre grand la porte à l’arbitraire.

  • Réduction des délais de recours.
Le nouvelle loi donne « carte blanche » au Conseil fédéral pour mener des expériences-pilotes, comme la réduction des délais de recours de 30 à 10 jours contre une décision en matière de droit d’asile.

nullA Neuchâtel, comme dans d’autres cantons, un comité unitaire s’est formé pour coordonner la campagne de votation. A côté de différentes actions programmées, le comité unitaire souhaite faire paraître un encart dans la presse locale, expression de citoyens et de citoyennes souhaitant affirmer publiquement leur désapprobation à ces durcissements incessants qui empiètent toujours plus le droit d’asile, partie prenante de notre identité nationale et de nos valeurs humanitaires.

Si vous souhaitez soutenir cette action, n’hésitez pas : envoyez frs 25.- (ou plus) par bulletin de versement, avec votre prénom, votre nom et votre profession au compte : CCP 12-203925-6, Bel Horizon-mieux vivre ensemble, 2300 La Chaux-de-Fonds, mention Référendum
ou demandez-nous des bulletins de versement à l’adresse : comite.asile@gmail.com.
L’échéance étant proche, le délai pour ce versement est fixé au 17 mai.

Merci d’avance pour votre soutien!

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Les Jeunes Vert-e-s romand-e-s publient quatre fois par année un journal portant le nom d’ouVERTure et recherchent de nouveaux abonnés.

Découvrez ce journal grâce au dernier numéro ci-joint et n’hésitez pas à vous abonner si plaisir vous en prend à la lecture des articles!

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En espérant que vous aurez du plaisir à découvrir notre édition de ce printemps, que vous aurez envie de recevoir les suivantes.                 

Conférence-débat

« Economie verte: quels potentiels dans le canton de Neuchâtel? »


Vendredi 5 avril 2013 à 19h
Salle du Faubourg
Fbg de l’Hôpital 65 à Neuchâtel


Avec la participation de:
  • Raphaël Domjan

 Eco-explorateur et entrepreneur - NE
  • Adèle Thorens Goumaz

 Conseillère nationale - VD
  • Robert Cramer

 Conseiller aux Etats et ancien Conseiller d’Etat - GE
  • Roby Tschopp

 Economiste et directeur d’ACTARES - NE

Introduction par:
  • Patrick Herrmann

 Député et candidat au Conseil d’Etat

L’événement sera suivi d’un apéritif dînatoire.


Les Verts : « Présents pour le futur !»

Les Verts défendent depuis 30 ans une politique durable qui prend en compte les dimensions sociales, écologiques et économiques. Avec le slogan «présents pour le futur », les Verts rappellent que les ressources naturelles ne sont pas illimitées et qu’il convient d’agir aujourd’hui afin de laisser une planète viable aux générations futures.

Forts de leur vision globale et à long terme, les Verts articulent leur programme autour de dix thèmes*. Parmi ceux-ci, les domaines  de l’énergie, de la mobilité, de la santé, de l’agriculture et de l’égalité leur sont particulièrement chers.

Energie : pour un engagement concret sur la voie de la société à 2000W et de l’autonomie énergétique.

En matière énergétique, la politique des Verts se base sur deux piliers : les économies d’énergie et la production à partir de sources renouvelables. Dans ces deux domaines, le potentiel est énorme et largement sous-exploité. Le canton de Neuchâtel aurait pu jouer un rôle pionnier dans la nouvelle politique énergétique de la Confédération. Le peuple en a décidé autrement en refusant à deux reprises des lois novatrices qui donnaient des responsabilités, mais aussi des moyens, pour réduire la consommation du canton et sa dépendance envers les énergies fossiles importées. Durant les quatre prochaines années, le canton doit se donner les moyens financiers nécessaires pour atteindre ces buts et simplifier les procédures, par exemple pour l’assainissement énergétique des bâtiments et des entreprises, ainsi que pour l’implantation d’installations solaires. De plus, le canton doit se doter d’une feuille de route pour atteindre les objectifs fixés par la loi sur l’énergie : la société à 2000 watts en 2050 et l’autonomie énergétique!

Mobilité : pour une meilleure organisation du territoire et une mobilité durable.

Pour la prochaine législature, les élu-e-s devront dénouer le dossier de la mobilité dans le canton. Dans ce domaine, les Verts préconisent trois axes principaux : relancer un projet de RER cantonal, trouver des solutions pour le trafic transfrontalier et favoriser la mobilité douce. Offrir un réseau de transports publics rapide et efficace entre les différentes régions du canton est essentiel pour la promotion d’une mobilité plus durable et accessible à tous. De plus, il est nécessaire et urgent d’intensifier la collaboration avec la France voisine, afin d’améliorer l’offre de trains transfrontaliers – aujourd’hui largement insuffisante – et favoriser le transfert modal des pendulaires.

Santé : pour un système de santé accessible et basé sur la prévention.

S’agissant de la politique de santé, les Verts souhaitent renforcer la prévention et développer des plateformes de promotion de la santé multidisciplinaires et en réseau. Les Verts défendent la reconnaissance des maisons de naissance, des sages-femmes indépendantes et des médecines alternatives en général. De plus, ils estiment qu’il faut maintenir des soins de base accessibles à tous, une densité suffisamment forte de médecins généralistes pour parvenir à diminuer les frais de santé, et favoriser le maintien à domicile des personnes âgées. Concernant les hôpitaux, les Verts recommandent de fonctionner dans un premier temps avec trois sites, dont deux principaux, au sein desquels les missions sont réparties intelligemment avant de songer à un projet d’hôpital unique.

Agriculture : pour une agriculture biologique, de proximité et sans OGM.

Les Verts soutiennent une agriculture qui resserre les liens entre les producteurs, les consommateurs et la nature. Pour ce faire, les Verts défendent des normes de détention de bétail qui correspondent à la production réelle de l’exploitation, l’équilibre alimentaire naturel sans OGM pour les animaux et par là même pour les humains. La production alimentaire est un besoin vital, il est donc essentiel de maintenir la plus grande surface agricole possible en limitant le dézonage. Par ailleurs, les Verts souhaitent réduire l’utilisation de pesticides et d’engrais synthétiques et interdire les produits dont la nocivité est avérée, notamment les substances reconnues comme nuisibles pour les abeilles. Le canton doit soutenir activement la reconversion vers l’agriculture biologique pour répondre à la demande croissante. La promotion des produits locaux, de saison et équitables permettrait également de mettre en valeur les producteurs du canton et de soutenir l’économie locale.

Egalité : pour concrétiser la parité femmes-hommes dans tous les domaines.

L’égalité entre les hommes et les femmes passe notamment par une politique salariale équitable, la mise en œuvre d’un congé parental et la promotion du temps partiel pour les hommes. Viser l’égalité, aussi bien au travail qu’à la maison, c’est miser sur un futur plus solidaire entre les hommes et les femmes. Dans ce domaine, les Verts montrent l’exemple : c’est le seul parti du canton à avoir actuellement autant de femmes que d’hommes élu-e-s. Pour les élections cantonales, ils présentent 39 femmes et 45 hommes sur les listes au Grand Conseil.

Double majorité de gauche

En lançant Patrick Herrmann sur une liste commune de gauche pour le Conseil d’Etat, les Verts entendent contribuer à récupérer la majorité de gauche au sein de l’exécutif cantonal.  Une double majorité de gauche au Grand Conseil et au Conseil d’Etat permettra de débloquer la situation et de construire de beaux projets, tout en favorisant un dialogue constructif et une meilleure collaboration entre les différents acteurs politiques.

Cohésion cantonale

Les Verts avaient appelé de leurs vœux il y a quelques années la tenue d’assises de la cohésion cantonale. De leur avis, il est essentiel, durant la prochaine législature, de renforcer la cohésion cantonale tout en respectant l’équilibre des régions, ainsi que de mettre en valeur les atouts du canton, d’être à l’écoute des besoins et des préoccupations de la population et de restaurer la confiance et le respect.

* Lire les lignes directrices du programme électoral.

Conférence-débat

Les Jeunes Vert-e-s Neuchâtel organisent une conférence-débat sur le thème des quotas hommes-femmes en politique :

"Où sont les femmes ?"
Mardi 26 mars 2013 à 20h
Café L’Aubier, Neuchâtel

Fait marquant de cette campagne pour la prochaine législature, il n’y a que 2
femmes sur les 16 candidat-e-s au Conseil d’Etat. Aurait-il fallu mettre en place des mesures ou des actions pour éviter cette faible proportion? Des quotas femmes-hommes auraient-ils pu éviter cette situation ? Les
Jeunes Vert-e-s vous invitent à discuter de cette question en présence de
candidat-e-s au Conseil d’Etat.

Mme Maria Roth-Bernasconi, conseillère nationale socialiste genevoise, ouvrira le débat.

Le débat sera modéré par Catherine Loetscher, cheffe du groupe PVS au Conseil général de Neuchâtel.


Journée des femmes

Les Verts s’engagent à tous les niveaux pour une véritable égalité entre les femmes et les hommes!


Ils se battent notamment pour:
  • un nombre adapté de structures d’accueil
  • la promotion du temps partiel chez le hommes
  • l’introduction d’un congé parental

Les Verts sont le seul parti du canton à avoir autant de femmes que d’hommes élu-e-s (38 femmes et 38 hommes)!

  • Aux élections cantonales 2013, les Verts présentent 39 femmes et 45 hommes sur les listes au Grand Conseil.

Pour plus d’égalité, votez Verts!






Les femmes et les jeunes particulièrement bien représentés sur les listes Vertes

Pour l’élection au Grand Conseil du 14 avril 2013, les Verts présentent une liste dans chaque district, avec au total 84 candidat-e-s. Avec 39 femmes et 45 hommes, les Verts atteignent presque la parité. Les jeunes sont également bien représentés sur leurs listes. Les Verts souhaitent augmenter leur députation au Grand Conseil et renforcer la majorité de gauche.

Pour l’élection au Grand Conseil du 14 avril 2013, les Verts présentent une liste dans chacun des six districts du canton. Au total, ce sont 84 candidat-e-s qui représentent les Verts. L’égalité hommes-femmes étant un de leurs chevaux de bataille, les Verts sont très satisfaits de pouvoir atteindre quasiment la parité, en présentant 39 femmes et 45 hommes. De plus, les jeunes sont également bien représentés, avec 17 candidat-e-s âgé-e-s de moins de 30 ans. Les candidat-e-s Vert-e-s sont issus de divers milieux professionnels : technique et ingénierie, enseignement, droit, santé et social, artisanat et agriculture, etc.

L’objectif des Verts pour cette élection est d’augmenter leur députation (constituée de 14 élu-e-s aujourd’hui), afin de renforcer la majorité de gauche au Grand Conseil.


Liste des candidat-e-s au Grand Conseil (pdf)

Disparition des abeilles : il est temps d’agir !

Les abeilles sont en déclin au niveau mondial. Alors que la Commission européenne préconise d’interdire l’usage de certains insecticides contenant des néonicotinoïdes, avérés dangereux pour les abeilles, en Suisse les autorités fédérales refusent de reconnaître les faits. Les Verts estiment qu’il est temps d’agir : ils ont déposé une interpellation qui demande au Conseil d’Etat d’établir un état des lieux sur l’utilisation des néonicotinoïdes et sur les mesures à prendre au niveau cantonal. Or, aujourd’hui le Conseil d’Etat a informé qu’il ne comptait pas prendre de mesures spécifiques.


La disparition massive des abeilles sévit chez nous comme ailleurs dans le monde depuis une dizaine d’années. Ce phénomène inquiétant nous concerne tous. En effet, l’activité pollinisatrice des abeilles est d’une grande importance pour l’agriculture, la chaîne alimentaire et l’écosystème. On estime que 75% des plantes cultivées dépendent directement de la pollinisation des abeilles.

Une des principales causes de la disparation des abeilles est aujourd’hui connue. L’Autorité européenne de sécurité des aliments EFSA (European Food Safety Authority) vient de publier ses conclusions (1) concernant les effets sur les abeilles provenant de l’utilisation d’insecticides contenant des néonicotinoïdes. L’EFSA confirme que ces produits présentent un risque élevé pour les abeilles, et recommande entre autre de cesser leur utilisation sur les plantes attirant les abeilles. Dans ce sens, La France, l’Allemagne, la Slovénie et l’Italie ont récemment décidé d’interdire l’usage de certains néonicotinoïdes.

En Suisse par contre, l’Office fédéral de l’agriculture, en tant qu’autorité compétente pour l’autorisation des produits phytosanitaires, a jusqu’à présent refusé de reconnaître le rôle des néonicotinoïdes dans l’hécatombe des colonies d’abeilles, et cela malgré de nombreuses études démontrant les faits.

Les Verts sont très préoccupés par cette situation et estiment qu’il est grand temps d’agir. C’est pourquoi, ils ont déposé une interpellation au Grand Conseil demandant que des mesures soient prises au niveau cantonal, afin de réduire au strict minimum – voire interdire – l’utilisation des produits phytosanitaires à base de néocotinoïdes, dans le but de préserver la nature et l’environnement et en particulier les insectes butineurs domestiques et sauvages.

Aujourd’hui, répondant à l’interpellation des Verts, le Conseiller d’Etat Thierry Grosjean a informé que le canton ne prendrait pas de mesures supplémentaires, estimant que les bonnes pratiques agricoles sont suffisantes et que la preuve des effets néfastes des néonicotinoïdes sur les abeilles ne serait pas établie. Les Verts sont extrêmement déçus de la position du Conseil d’Etat. Les abeilles sont-elles vouées à continuer à disparaître ? Et serons-nous condamnés à devoir manger des plats sans légumes ni fruits et des tartines sans miel et confiture ?

 
(1) http://www.efsa.europa.eu/fr/press/news/130116.htm

Annexes : interpellation et développement oral.

Providence : pas d’entrave aux décisions du Grand Conseil

Communiqué du groupe PopVertsSol

Le groupe PopVertsSol a déposé en janvier un projet de loi qui demande l’application de la CCT santé 21 pour toutes les entités subventionnées du canton, sans exception possible. Lors des négociations avec les parties dans le cadre du conflit de la Providence, le Conseil d’Etat semble avoir oublié ce paramètre.

Le POP, les Verts et SolidaritéS rappellent au Conseil d’Etat qu’il ne peut négocier une solution qui irait à l’encontre d’un projet dont ils ne doutent pas qu’il sera soutenu par une majorité du Grand Conseil. Les garanties que le Conseil d’Etat envisage aujourd’hui de donner au groupe GSMN pour une inscription sur la liste hospitalière jusqu’en 2016 risquent en effet de s’avérer nulles et non avenues. Dès lors, la responsabilité de la rupture d’un tel accord incomberait au seul exécutif, qui aurait alors sciemment outrepassé ses compétences.

Le groupe PVS souhaite également apporter son soutien à la solution proposée par les syndicats : (1) l’application de la CCT santé 21 par la Providence jusqu’au 31 décembre 2014, (2) l’ouverture (et si possible l’aboutissement) de négociations sur une éventuelle révision de la CCT jusqu’à cette date et (3) le maintien de la Providence sur la liste hospitalière jusqu’à cette date, sans garantie pour la suite. Cette solution à l’avantage de respecter le projet de loi PVS, de garantir le maintien dans notre canton de la même CCT pour tous les acteurs subventionnés de la santé et de permettre à l’Etat d’aborder sereinement la révision de sa liste hospitalière pour le 1er janvier 2015, comme prévu par la LAMal.

Patrick Herrmann, un homme de consensus

Entretien avec le candidat des Verts au Conseil d’Etat.


  • Pourquoi as-tu décidé de rejoindre les Verts neuchâtelois il y a 13 ans ?
- En hiver 2000, au cours d’une discussion avec un ami, celui-ci, fasciné par les idées de Fernand Cuche, m’a proposé de me rendre avec lui à une séance du parti local. C’était la dernière séance avant le dépôt des listes communales. J’y suis allé, mon ami pas, on m’a promis que je ne courrais aucun risque d’être élu et j’ai siégé dans le législatif de La Chaux-de-Fonds depuis ce printemps-là. Il faut dire que ma sensibilité de gauche et mon amour de la nature me prédisposaient à m’intéresser à ce parti. La qualité des relations à l’intérieur de la section locale et la possibilité de prendre la parole pour « ceux qui n’ont pas de voix », créatures animales et végétales comprises, m’ont rapidement convaincu que j’avais fait le bon choix.

  • Pourquoi une candidature au Conseil d’Etat maintenant, alors que la méfiance de la population est à son paroxysme et que les dossiers enlisés s’accumulent ?
- J’ai souvent eu l’impression d’avoir de la chance, familialement et professionnellement. Notre couple bruit d’harmonie, nos enfants sont hors de la coquille et exercent les métiers dont ils rêvaient ; j’ai passé 20 ans d’enseignement magnifiques et je suis directeur depuis 10 ans d’un lycée dynamique et serein, du moins les années où le canton ne nous inflige pas de mesures d’économie. Ayant l’impression que les valeurs qui me guident sont positives et bien tolérées, étant longuement resté, comme directeur et député, à proximité des entrailles fumantes du monstre cantonal, je serais heureux de pouvoir « rendre » un peu de cette chance et d’apporter à ce canton mon énergie et mon savoir-faire qui diffèrent assez largement de ce qui est actuellement mis en pratique.

  • Quels sont les dossiers qui te tiennent le plus à cœur et à la tête de quel département te verrais-tu le mieux ?
- Il va de soi que je connais fort bien le DECS (je participe aux commissions HarmoS, HE-Arc, HES-SO, CSR), et que je commence à discerner assez bien les enjeux dans le domaine de la santé (je fais partie de la commission du même nom). Le monde de l’économie m’interpelle et je trouve extrêmement intéressant de siéger avec plusieurs entrepreneurs au Conseil du Centre neuchâtelois d’intégration professionnelle, qui fonctionne également comme petite entreprise. Mais, ne rêvons pas, le représentant d’un petit parti choisit rarement son département …

  • Quel est ton secret pour faire passer des projets qui, a priori, ne récoltent pas de majorité ?
- Je vis intensément l’instant présent ; j’écoute, j’échafaude, je construis, me perds, reviens, sans à priori… Quel meilleur apprentissage pour un enseignant que de bâtir une leçon sur la base des remarques et réflexions imprévues de ses élèves pour aboutir à un résultat auquel ni lui ni eux ne s’attendaient exactement ! On serait étonné de voir à quel point ça « marche » aussi avec des adultes dans le cadre d’activités qui n’ont rien à voir avec l’enseignement. De plus, ça renforce le plaisir des rencontres, ça donne du sens aux différences !

  • Que fais-tu dans ton temps libre et comment comptes-tu continuer ces activités si tu es élu ?
- Lire, écrire, jardiner, partir en randonnée, découvrir des horizons, des lumières, des couleurs … C’est vrai que ça va moins vite que le foot, le volley ou le tennis, quand j’avais des genoux valides ! Par ailleurs, je veux croire que, pour un cadre, le travail est une question d’organisation et que ça fait partie de son job que d’évaluer pour lui aussi quand il est bon de souffler ! Il est dangereux d’évoluer en surrégime quand le temps est calme ; c’est dans la tempête que le capitaine est le plus utile, du moins s’il n’est pas déjà en burn-out !


Bilan de la législature 2009-2013

Depuis quatre années, la politique neuchâteloise vit une situation inédite en Suisse avec un Parlement à majorité de gauche et un gouvernement à majorité libérale-radicale. Cette configuration des forces politiques a conduit à de nombreux blocages.

La saga de l’affaire Hainard renforce encore le sentiment d’une législature « perdue ». Quelques réformes de taille ont toutefois été adoptées. Le canton a réformé sa fiscalité des personnes morales, la rendant euro-compatible, mais allant trop loin dans la baisse des taux selon les Verts. Sur ce point encore, le canton a toutefois partiellement abandonné son généreux système d’allégement fiscal ; c’est un pas dans la bonne direction. Le canton a également revu sa fiscalité des personnes physiques en diminuant l’imposition des familles et de la classe moyenne. Le canton s’est également doté d’un important outil pour développer l’accueil de la petite enfance et le parascolaire, avec une contribution financière des entreprises.

D’autres dossiers ont eu moins de succès. Le peuple neuchâtelois a refusé en votation populaire le crédit pour la construction du RER neuchâtelois (Transrun). C’est une grave défaite pour l’ensemble de la classe politique puisqu’à l’exception de l’UDC tous les partis soutenaient le projet. De notre point de vue, c’était le dossier le plus important de la législature ; il aurait dû permettre de donner une nouvelle orientation – plus verte – à la mobilité dans le canton. Le résultat du vote a profondément divisé les neuchâteloises et neuchâtelois, ce qui mènera à d’importants blocages dans d’autres dossiers ces prochaines années, à commencer par le dossier de la réforme hospitalière. Du point de vue de l’écologie, deux projets de réforme dans le domaine de l’énergie ont malheureusement échoué, malgré l’engagement fort des Verts. En quelques années, le canton de Neuchâtel est passé du statut de pionnier à celui de dernier de classe, c’est fort regrettable.

Globalement, le bilan de la législature passée est plutôt mitigé. De nombreux dossiers n’ont pas suffisamment avancé, d’autres ont échoué au stade du vote. Pour la prochaine législature, les Verts doivent maintenir, ou mieux renforcer, leur députation et la gauche doit reconquérir la majorité au gouvernement pour éviter que la situation de blocage perdure.

Fabien Fivaz

Une liste commune de gauche pour reconquérir la majorité au Conseil d’Etat

Une première dans le Canton de Neuchâtel : le Parti socialiste, le POP et les Verts présenteront des candidat-e-s sur une liste commune dès le premier tour pour l’élection au Conseil d’Etat d’avril !

Depuis quatre ans, le canton de Neuchâtel vit une situation de blocage, notamment induite par les majorités divergentes entre le Conseil d’Etat, à droite (trois PLR et deux PS), et le Grand Conseil, à gauche (60 sièges sur les 115).

Sans surprise, l’objectif premier de la gauche pour ces élections cantonales est de reconquérir la majorité au gouvernement, tout en conservant celle au Grand Conseil. Les partis ont rapidement compris que la meilleure manière d’atteindre cet objectif est de proposer une liste unique de gauche, composée de candidat-e-s véritablement crédibles pour la fonction. C’est d’ailleurs sous l’impulsion des Verts neuchâtelois que cette stratégie s’est mise en place.

Lors des élections de 2009, la prolifération des candidat-e-s n’avait pas aidé l’électorat à faire un choix éclairé et la situation au soir du premier tour avait été terriblement délicate à gérer. La décision de lancer Fernand Cuche aux côtés de Jean Studer et Gisèle Ory pour le deuxième tour, alors même que celui-ci avait fait un score inférieur à tous les autres socialistes en liste, avait été mal comprise. La perte de la majorité de gauche au gouvernement qui a suivi est restée traumatisante pour les deux partis. Or, une liste commune permet d’unir les socles électoraux de tous les partis, donnant ainsi toute sa chance à la gauche plurielle, sans ambiguïté.

C’est donc pour cette raison que le 14 avril, les électeurs neuchâtelois de gauche ne devront pas choisir entre une liste PS, POP ou Verts, mais pourront glisser la liste commune dans l’urne. Cette liste présente cinq personnalités reconnues pour leurs compétences et leur habilité à coopérer. Une déception tout de même : l’absence de SolidaritéS sur cette liste, ces derniers ayant estimé qu’une alliance avec le PS ne pouvait être envisageable.

Le 14 avril, votez et faites votez Patrick Herrmann, Laurent Kurth, Monika Maire-Hefti, Nago Humbert et Jean-Nat Karakash !

Clarence Chollet

La Providence: Pas de subsides pour un employeur voyou !

Le Parti Ouvrier et Populaire, les Verts, Solidarités et le Parti socialiste dénoncent avec la plus grande virulence les licenciements survenus à l’Hôpital de la Providence. Pour rappel, le droit de grève est un droit garanti par la Constitution fédérale et qui ne saurait être remis en cause. De plus, dans le cas présent, le caractère licite de la grève dans cet établissement n’a juridiquement jamais été remis en cause.

Le groupe GSMN a ouvertement reconnu vouloir procéder à des licenciements, tout en dénonçant en parallèle la convention collective de travail de la santé CCT 21. Tenant de la privatisation de la santé et d’une médecine à deux vitesses, le groupe hospitalier vaudois semble d’ailleurs faire le « sale boulot » à la Providence.

De plus, il n’est pas acceptable qu’un employeur bénéficiant de financements publics s’en prenne ainsi à ses collaborateurs et remette en cause les droits acquis. Avalisée par le Conseil d’Etat, la modification des règles du jeu en cours de partie est tout simplement intolérable, ce d’autant plus qu’elle péjore la partie la plus faible du contrat, à savoir les travailleurs et travailleuses de la santé.

Le Parti Ouvrier et Populaire, les Verts, Solidarités et le Parti socialiste exigent dès lors la réintégration de l’ensemble des employés licenciés, le maintien de tous les postes de travail et l’application de la CCT 21 à qui veut prétendre bénéficier de prestations hospitalières d’intérêts publics. Il en va de la nécessité de garantir des soins hospitaliers de qualité pour toutes et tous.

Si ces conditions ne sont pas remplies, tout devra être mis en oeuvre pour que cessent ces agissements scandaleux en commençant par transférer les missions hospitalières d’intérêt public, de surcroît financièrement rentables, à HNe et ceci dans les plus brefs délais.

Télécharger le communiqué de presse (PDF).

Le Festival du Film Vert à Couvet et à La Chaux-de-Fonds

Le Festival du Film Vert prend de l’ampleur dans le canton de Neuchâtel ! Pour la 5ème édition neuchâteloise, le festival se déroulera au cinéma Colisée à Couvet et au cinéma ABC à La Chaux-de-Fonds.

La 8ème édition du Festival du Film Vert se déroulera du 15 février au 3 mars 2013 dans 24 villes, en Suisse romande, ainsi qu’en France voisine et pour la première fois à Dakar (Sénégal). Ce festival de proximité a pour but de présenter des documentaires de qualité sur les questions d’actualité liées à l’environnement et à l’écologie.

Pour sa 5ème édition dans le canton de Neuchâtel, le Festival du Film Vert prend de l’ampleur : il se déroulera à Couvet et à La Chaux-de-Fonds. Au cinéma Colisée à Couvet, on pourra découvrir cinq films durant la journée du samedi 16 février 2013. Alors qu’au cinéma ABC à La Chaux-de-Fonds, trois films seront projetés le dimanche 24 février 2013.

Le programme se présente varié et ouvert aux petits comme aux grands. Au delà de la prise de conscience face à la crise écologique, le Festival s’attache particulièrement à ouvrir la discussion afin de montrer les alternatives et solutions possibles.

Le programme complet et de plus amples informations sur tous les films sont disponibles sur le site internet www.festivaldufilmvert.ch.

COUVET, Cinéma Colisée - Samedi 16 février 2013


10h30    Le conte des contes, de Youri Norstein, suivi de Le hérisson dans le brouillard, de Youri Norstein, et de L’oiseau gris, de Gun Jacobson
Durée: 52 minutes / Age légal : tout public / Age suggéré : tout public

13h30    Le dernier carré de chocolat, de Jean Crépu
Durée: 52 minutes / Age légal : 10 ans / Age suggéré : 12 ans

15h30    Le thé ou l’électricité, de Jérôme Lemaire / suivi d’un apéritif
Durée: 93 minutes / Age légal : 10 ans / Age suggéré : 12 ans

18h00     Carbon rush/ La ruée vers le carbone, de Amy Miller / suivi d’une discussion
Durée: 84 minutes / Age légal : 10 ans / Age suggéré : 12 ans

20h45     Les moissons du futur, de Marie-Monique Robin
Durée: 90 minutes / Age légal : 10 ans / Age suggéré : 12 ans

Tarifs

Une entrée : Adultes : 10.- / Enfants, étudiants, AVS : 5.-
Abonnement (5 entrées) : Adultes : 20.- / Enfants, étudiants, AVS : 15.-
Abonnement soutien (5 entrées) : 30.-

LA CHAUX-DE-FONDS, Cinéma ABC - Dimanche 24 février 2013


16h00    Les moissons du futur, de Marie-Monique Robin
Durée: 90 minutes / Age légal : 10 ans / Age suggéré : 12 ans

18h15    Indices (de développement humain)
, de Vincent Glenn
Durée: 81 minutes / Age légal : 12 ans / Age suggéré : 14 ans

20h45    Tous au Larzac, de Christian Rouaud
Durée: 118 minutes / Age légal : 16 ans / Age suggéré : 16 ans

Tarifs

Une entrée : Adultes : 14.- / Enfants : 10.- / étudiants, AVS : 11.- / membre ABC : 10.-
Abonnement (3 entrées) : Adultes : 25.- / Enfants : 20.- / étudiants, AVS : 20.- / membre ABC : 20.-


LES FILMS

Les moissons du futur, de Marie-Monique Robin

«En appliquant à la terre des recettes industrielles, l’agriculture est en train de créer les conditions de sa propre perte » affirmait en 2011 Olivier de Schutter, rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation des Nations Unies, alerté par la crise alimentaire de 2007/2008. Lancée depuis l’après-guerre sous le nom de « Révolution verte », cette agriculture industrielle n’est pas parvenue à nourrir le monde, a épuisé les sols, les ressources en eau, la biodiversité, a largement participé au réchauffement climatique et a poussé des millions de paysans vers les bidonvilles urbains. Il faut changer de paradigme !
Croisant les témoignages d’agriculteurs, d’agronomes, d’économistes, de responsables politiques et d’organisations internationales sur quatre continents (Afrique, Asie, Amérique du Nord et Europe), Marie-Monique Robin mène l’enquête. Avec Les moissons du futur, on découvre qu’un autre modèle agricole et commercial, innovant et productif, a déjà fait ses preuves en restituant aux paysans un rôle-clé dans l’avenir de l’humanité.

Carbon rush/ La ruée vers le carbone, de Amy Miller

Des centaines de barrages hydroélectriques au Panama, des incinérateurs de déchets en Inde, du biogaz extrait de la palme africaine au Honduras, des forêts d’eucalyptus réservées à la production du charbon au Brésil. Qu’ont en commun tous ses projets ? Ils reçoivent tous des crédits de carbone pour compenser la pollution générée ailleurs. Mais quels sont les effets concrets de ces projets de compensation? Contribuent-ils vraiment à réduire les émissions ? Et qu’en est-il des communautés où ses projets sont implantés ?

Tous au Larzac, de Christian Rouaud

Tout commence en 1971, lorsque le gouvernement, par la voix de son ministre de la Défense Michel Debré, déclare que le camp militaire du Larzac doit s’étendre. Radicale, la colère se répand comme une traînée de poudre, les paysans se mobilisent et signent un serment : jamais ils ne céderont leurs terres.
Dans le face à face quotidien avec l’armée et les forces de l’ordre, ils déploieront des trésors d’imagination pour faire entendre leur voix. Bientôt des centaines de comités Larzac naîtront dans toute la France... Dix ans de résistance, d’intelligence collective et de solidarité, qui les porteront vers la victoire. Plus que jamais le Larzac est vivant !

Indices (de développement humain), de Vincent Glenn

La croissance, c’est l’augmentation du PIB, mais le PIB, c’est quoi ? « Indices », c’est un film-enquête pour entrer dans cette question et... tenter de s’en sortir ! De nos jours encore, le PIB est l’indicateur de richesse le plus cité en référence dans les médias, par les économistes, les journalistes ou les élus politiques. Qu’est-ce donc qui fait continuer à préconiser l’augmentation du PIB coûte que coûte si celui-ci, pour reprendre l’expression de Robert Kennedy, «sert à mesurer tout sauf ce qui fait que la vie vaut d’être vécue» ?

Le dernier carré de chocolat, de Jean Crépu

Associé au luxe, à l’enfance et à la gourmandise, le chocolat est un marché de 80 milliards de dollars par an, un marché en pleine expansion. La Côté d’Ivoire produit à elle seule 40% de la récolte mondiale de cacao. Mais depuis 1999, le pays est plongé dans une crise politique endémique, que l’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara n’y a pas normalisé à ce jour. Ce documentaire d’investigation explore la mécanique d’un commerce international opaque et violent, aux prises avec les réalités économiques et politiques du moment. Panique dans l’agroalimentaire, corruption, séquençage du génome du cacao, assassinats, emprisonnement, guerres civiles, spéculation, exploitation… Les grandes manœuvres ont commencé. On sait d’ores et déjà que dans 5 ans, il manquera un million de tonnes de fèves de cacao pour répondre à la demande des consommateurs. Qui croquera dans le dernier carré de chocolat ?

Le thé ou l’électricité, de Jérôme Lemaire

« Le thé ou l’électricité » est l’histoire épique de l’arrivée de l’électricité dans un village isolé et enclavé au cœur du Haut Atlas marocain. Durant plus de trois années, saison après saison, le réalisateur dévoile patiemment les contours de la toile qui se refermera inexorablement sur les habitants d’Ifri. Sous nos yeux se dessine l’image d’une modernité impitoyable à laquelle le petit village va être relié.

Le conte des contes, de Youri Norstein

Ce film, unanimement qualifié de chef d’œuvre, a même reçu le prix du meilleur film d’animation de tous les temps ! Il est inspiré d’une comptine russe, pour rejoindre les souvenirs d’enfance de l’auteur passés à la moulinette de son imaginaire : un minotaure picassien saute à la corde, des hommes partent au front ; ils se croisent et recroisent en compagnie d’un loup voleur d’enfant, au gré de la volonté ou de la fantaisie de Norstein.
Cette projection sera complétée par un autre film de Youri Norstein, « Le Hérisson dans le Brouillard », et d’un court métrage suédois, « L’Oiseau Gris », de Gun Jacobson.

Organisé par :

Les Verts et Cinéma ABC

Avec le soutien de :

WWF Neuchâtel, ProNatura Neuchâtel, ProVélo Neuchâtel, Bio Neuchâtel, StopOGM, CCO-NE (Centre de coordination suisse pour l’étude et la protection des chauves-souris - section Neuchâtel), Jardin botanique de l’Université et de la Ville de Neuchâtel, Musée d’Histoire naturelle de La Chaux-de-Fonds, TransN (transports publics neuchâtelois), NEST (caisse de pension écologique et éthique), Villa Moncalme.

Patrick Herrmann, candidat des Verts au Conseil d’Etat

Réunis en Assemblée générale hier soir, mercredi 23 janvier 2013, les Verts neuchâtelois ont décidé de lancer Patrick Herrmann dans la course au Conseil d’Etat et ont plébiscité à l’unanimité l’idée d’une liste commune de gauche, estimant que cette option est la meilleure pour reconquérir la majorité de gauche au Conseil d’Etat.

Sans surprise, les Verts ont choisi la voie de la liste commune de gauche pour l’élection au Conseil d’Etat. Ils sont d’ailleurs à l’origine de cette idée et avaient approché les autres partis de gauche déjà au printemps 2012 dans cette optique. L’Assemblée générale a confirmé hier cette volonté de partir unis pour donner toutes ses chances à la gauche plurielle de récupérer la majorité au Conseil d’Etat et de mettre ainsi fin aux blocages engendrés par deux majorités divergentes.

C’est Patrick Herrmann qui représentera les Verts sur cette liste commune de gauche pour l’élection au Conseil d’Etat. Les nombreux membres présents (près de 90, du jamais vu pour le parti) avaient à choisir entre deux candidatures : celle de Nicole Baur et celle de Patrick Herrmann. Après une présentation et une série de questions-réponses entre les membres présents et les deux candidat-e-s, l’Assemblée générale a dû trancher, tâche difficile au vue de l’excellente qualité des candidatures. Bien que présentant des profils différents, ces fortes personnalités sont toutes deux marquées par des compétences et un engagement indiscutables. Les Verts remercient chaleureusement Nicole Baur de s’être mise à la disposition du parti.

Disposant d’une longue expérience politique, Patrick Herrmann est une personnalité de consensus, qui sait travailler au-delà des divergences partisanes et faire preuve de diplomatie pour trouver des solutions. Et des solutions, il en faudra au vu des multiples chantiers qui restent ouverts et grèvent la politique cantonale. Sortant d’une législature difficile, marquée par diverses tensions et de nombreux dossiers en attente d’être résolus, tels que HNe, la caisse de pension, les réformes dans la formation, la mobilité, etc., le gouvernement qui sera élu ce printemps devra donner de nouvelles impulsions pour aborder les défis qui l’attendent. Patrick Herrmann possède les compétences ainsi que la conviction nécessaires pour relever ces nombreux défis.

Patrick Herrmann, 56 ans, siège au Grand Conseil depuis 8 ans. Il est membre des commissions Santé, Affaires extérieures et HarmoS et siège au Conseil du CNIP. Il connaît non seulement les dossiers, mais également le terrain, de par son expérience de directeur de lycée. Les Verts sont persuadés que Patrick Herrmann est la personnalité qui saura donner un nouvel élan positif et une couleur d’espoir pour notre canton.  

Lire le CV de Patrick Herrmann (PDF).

Votations du 3 mars 2013


Les Verts recommandent de voter 4 x OUI :
  • OUI à la modification du 15 juin 2012 de la loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LAT);
  • OUI à l’initiative populaire du 26 février 2008 « contre les rémunérations abusives »;
  • OUI à l’arrêté fédéral du 15 juin 2012 sur la politique familiale;
  • OUI au décret du 30 octobre 2012 portant modification de la Constitution de la République et Canton de Neuchâtel (Cst. NE) (OGC).
Pour plus d’informations, cliquez ici.

Deux candidat-e-s potentiel-le-s pour l’élection au Conseil d’Etat

En vue de l’élection au Conseil d’Etat d’avril 2013, les Verts neuchâtelois se sont approchés de leurs membres susceptibles d’accéder à la fonction et ont, pour l’heure, identifié deux personnes intéressées : Nicole Baur et Patrick Herrmann. Les Verts ont décidé lors de leur dernière assemblée générale de favoriser une liste commune avec leurs partenaires de gauche dès le premier tour.

Le groupe stratégique des Verts neuchâtelois, spécialement mis sur pied en vue des prochaines élections cantonales, a terminé sa phase de recherche de candidat-e-s potentiel-le-s pour l’élection au Conseil d’Etat. Deux personnalités sont prêtes à se lancer, il s’agit de Nicole Baur et de Patrick Herrmann.

Nicole Baur, 51 ans et cheffe de l’Office de la politique familiale et de l’égalité du canton de Neuchâtel, est actuellement Conseillère générale en ville de Neuchâtel et vice-présidente de la commission des finances. Formée en Sciences politiques et en journalisme, elle a, notamment, été déléguée du CICR, journaliste à la RSR et collaboratrice personnelle du Conseiller d’Etat vaudois François Marthaler. Nicole Baur, qui a grandi à Bienne, est active au sein des Verts depuis 2002. Elle est actuellement membre du comité cantonal. Télécharger le CV de Nicole Baur.
 
Patrick Herrmann, quant à lui, a 57 ans et est directeur du Lycée Blaise-Cendrars de la Chaux-de-Fonds. Député depuis 2005, il siège dans les commissions Santé, Affaires extérieures et HarmoS.  Patrick Herrmann a effectué des études de Lettres et a enseigné dans différentes écoles chaux-de-fonnières avant d’accéder à sa fonction actuelle en 2003. Actif aussi bien dans la vie associative qu’au sein des Verts neuchâtelois depuis de nombreuses années, il a siégé au Conseil général de la Chaux-de-Fonds avant d’accéder au Grand Conseil.Télécharger le CV de Patrick Herrmann.

Fidèles à leur image, les Verts neuchâtelois proposent des candidat-e-s potentiel-le-s crédibles, dotés de nombreuses qualités et représentatifs des genres.

La stratégie définitive et le choix des candidat-e-s pour l’élection au Conseil d’Etat seront décidés lors d’une assemblée générale qui se déroulera le mercredi 23 janvier. De nouvelles propositions de candidature ne sont pas exclues d’ici là. Pour rappel, les Verts neuchâtelois ont plébiscité la voie de la liste commune avec les autres partis de gauche dès le premier tour lors de leur assemblée générale du 10 novembre dernier, l’alternative en cas de refus des autres partis étant une liste verte restreinte composée de candidat-e-s réellement susceptibles d’accéder à la fonction. Leur objectif premier est la récupération, par la gauche plurielle, de la majorité au sein de l’exécutif cantonal.

Les Verts disent NON à la centrale à gaz de Cornaux

Réunis en Assemblée générale ce samedi 10 novembre 2012 à Cornaux, les Verts ont voté une résolution exprimant leur ferme opposition au projet de centrale à gaz de Cornaux.
Ils ont également discuté des élections cantonales 2013, notamment en sélectionnant différentes stratégies en vue de l’élection au Conseil d’Etat.

Les Verts neuchâtelois s’opposent au projet de centrale à gaz de Cornaux (lire le texte ci-dessous voté par l’Assemblée générale). La politique énergétique des Verts repose sur les deux piliers que sont les économies d’énergie et la production renouvelable. Le projet de Cornaux va à l’encontre de ces principes et les Verts ne peuvent le cautionner.
En vue des prochaines élections cantonales, les membres présents ont étudié différentes stratégies visant à récupérer la majorité de gauche au gouvernement. Ils ont estimé qu’une liste commune de gauche constituerait la meilleure option pour atteindre cet objectif. La décision finale sur la stratégie et le choix des candidat-e-s interviendra mi-janvier 2013. Pour ce qui est du Grand Conseil, l’objectif des Verts est d’augmenter leur députation. Ils désirent un apparentement général à gauche et espèrent ainsi conserver la majorité de gauche au législatif cantonal.

Texte de la résolution votée par l’Assemblée générale

PAS DE CENTRALE A GAZ DANS LE CANTON !

La sortie du nucléaire ne doit pas se faire sur le dos de la protection du climat, ailleurs comme chez nous !

Le Groupe E a déposé en septembre 2012 une demande de permis de construire pour une centrale à gaz à cycle combiné dans le village de Cornaux. La puissance de la centrale permettrait d’approvisionner environ 500’000 personnes ; son coût est estimé à 450 millions de francs. Elle produirait entre 650 et 700 mille tonnes de CO2 par année, soit l’équivalent de la totalité des émissions actuelles du canton de Neuchâtel. Selon la loi, les émissions devront être entièrement compensées (70% en Suisse, 30% à l’étranger).

En matière énergétique, la politique des Verts repose sur deux piliers principaux : les économies et la production à partir de sources renouvelables. Dans ces deux domaines, le potentiel est énorme et largement sous-exploité. Il n’existe malheureusement pas de consensus politique pour trouver les moyens qui permettront de faire les nécessaires économies et de développer le potentiel des énergies renouvelables. La rétribution à prix coûtant (RPC) n’est toujours pas déplafonnée et le peuple neuchâtelois a récemment refusé d’alimenter par une taxe le fonds cantonal de l’énergie. Dans cette situation, la centrale à gaz de Cornaux n’est qu’un oreiller de paresse pour éviter de prendre des mesures indispensables.

De plus, ce projet centralisé constitue une vision désuète de la production d’électricité et l’éloignement à des consommateurs de chaleur potentiels rend la centrale inefficiente. Il va également de soi que les compensations demandées par la loi, qui d’ailleurs ne sont pas encore planifiées, ne sont qu’un alibi pour prétendre que la centrale ne pollue pas.

En conséquence, les Verts neuchâtelois s’opposent à la construction de la centrale à gaz de Cornaux. Ils estiment que la sortie du nucléaire passe par une amélioration de l’efficience énergétique – une diminution conséquente de la consommation – et par l’augmentation de la production à partir de sources renouvelables décentralisées.

Ils demandent en outre que le Grand Conseil et la population puissent se prononcer sur le projet de centrale comme le prévoit la nouvelle loi sur l’énergie qui entre en vigueur au 1er janvier 2013. Ils s’opposeront également à la participation de Viteos au capital de la centrale et interviendront dans les législatifs des trois villes dans ce sens.


Votations du 25 novembre 2012

Les Verts neuchâtelois recommandent de voter:
  • OUI à l’initiative cantonale "pour une participation des grandes fortunes, limitée dans le temps"
  • OUI à la loi fédérale sur les épizooties

Pour plus d’informations, cliquez ici.

Les Verts soutiennent la candidature de Laurent Kurth pour l’élection complémentaire au Conseil d’Etat

Les Verts neuchâtelois soutiennent pleinement la candidature de Laurent Kurth. C’est un candidat de qualité qui a fait ses preuves à l’exécutif chaux-de-fonnier. Il aura pourtant fort à faire pour remettre sur les rails un Conseil d’Etat qui a démontré ces derniers temps une grave incapacité à gouverner le canton de Neuchâtel.

Après 8 ans passés au Conseil communal de la Chaux-de-Fonds, Laurent Kurth a décidé de rejoindre le Château. Les Verts estiment que cette candidature est une chance pour le canton de Neuchâtel qui doit se relever de plusieurs épisodes douloureux. A l’exécutif chaux-de-fonnier, Laurent Kurth a su dynamiser l’urbanisme de la ville en initiant de nombreux projets et en contribuant à l’inscription des villes des Montagnes au patrimoine mondial de l’UNESCO. Lorsqu’il était aux finances, il a su maîtriser les déficits répétés, tout en conservant une ligne politique ancrée à gauche.

Les personnes qui ont croisé sa route le savent, Laurent Kurth sait travailler de manière collégiale et maîtrise parfaitement ses dossiers. Il ne se contente pas de simplement diriger, il apporte de nouvelles idées et se bat pour leur réalisation. Les Verts sont donc persuadés qu’il saura amener un souffle nouveau à un Conseil d’Etat qui en a bien besoin.

Les Verts apprécient particulièrement son engagement dans le dossier du RER et espèrent qu’il pourra contribuer activement à la recherche d’un « Plan B » que nous appelons de nos vœux. Pour finir, les Verts neuchâtelois sont heureux de constater que l’équilibre régional sera respecté au sein du Conseil d’Etat si Laurent Kurth est élu et espèrent que la situation persistera après les élections cantonales en 2013.

Les Verts neuchâtelois appellent donc les citoyen-ne-s neuchâtelois-es à élire Laurent Kurth au Conseil d’Etat le 14 octobre !

L’énergie de fabrication est trop souvent négligée

Alors qu’il est facile de connaître la consommation énergétique d’un bâtiment ou d’une voiture, les volumes énormes d’énergie nécessaires à leur construction restent insoupçonnés. Les avoir en tête est de nature à modifier nos réflexes de consommateurs.

On sait très bien ce que consomme un bâtiment pour son chauffage ou une voiture pour se déplacer. On sait aussi très bien qu’il faut de l’énergie pour fabriquer un bâtiment ou une voiture, ainsi que pour les matériaux utilisés, ce que l’on appelle l’énergie de fabrication. Par contre, on ne sait jamais très bien quel est le montant de cette énergie de fabrication, ainsi que la consommation d’autres éléments comme l’eau. Savez-vous qu’il faut 400000 litres d’eau pour fabriquer une voiture? Et 30 tonnes de matière première? Et que l’énergie de fabrication d’un bâtiment représente 25 à 50 ans de consommation du bâtiment en question. Cela devient de plus en plus important, car la consommation du chauffage durant la vie d’un bâtiment ou la quantité d’électricité consommée par un appareil électronique devient de plus en plus petite suite aux remarquables efforts que l’on fait pour avoir des bâtiments ou des appareils autonomes. Il serait donc bon de considérer dans tout produit le total de l’énergie, soit l’énergie de fabrication et l’énergie lors de son utilisation.Un record en énergie de fabrication est la pile alcaline: il faut fournir 50 fois plus d’énergie pour la fabriquer que celle qu’elle fournira à son utilisateur.

Un ordinateur personnel exige pour sa fabrication 6 à 7 gigajoules (GJ) et 1500 litres d’eau. Si l’on prend une durée de vie de 3 ans, l’énergie consommée est de 1,4 à 2,7 GJ pour un ordinateur de bureau et de 0,8 à 1,5 GJ pour un PC à la maison. L’énergie de fabrication est donc bien plus grande. De plus, en moyenne, on change tous les trois ou quatre ans de machine. Il serait bien plus raisonnable de remettre à niveau une machine de 3 ans d’âge, en tout cas le clavier, l’écran, les puces mémoire, le boîtier, ce qui devrait coûter 1,7GJ, plutôt que de changer toute la machine (6-7 GJ). Il y a aujourd’hui 150 millions de PC usagés (75% ont entre 3 et 4 ans) stockés ici ou là. Il y a des compagnies qui commencent à vendre à bon prix ou à donner à certaines conditions des PC usagés,mais remis à neuf.

Il est intéressant de se poser la question de l’énergie de fabrication pour l’industrie des semi conducteurs, car chacun d’entre nous utilise journellement des dizaines de puces électroniques. Il y a deux types de puces: celles utilisées par des gros ordinateurs dans des centres de données comme Google,et les puces dans de petits appareils portables comme les montres, prothèses auditives ou réseaux de capteurs sans fil. Pour le premier type, l’énergie de fabrication est petite car ces puces consomment beaucoup lors de leur utilisation, qui est continue. Pour le deuxième type, c’est le contraire, l’énergie de fabrication est plus grande (100 kilojoules) que l’énergie en phase d’utilisation (80 kilojoules). En effet, ces applications ne fonctionnent que ponctuellement et consomment vraiment extrêmement peu.

Prenons une puce électronique de 1 cm2. L’énergie de fabrication est de 4,2 kWh ou 1,7 litre de pétrole. De plus, il faut de 18 à 27 litres d’eau. Pour 1 kg de puces électroniques, cela fait 10000 litres d’eau, à comparer à 1400 litres pour 1 kg de céréales et à 16000 litres d’eau pour 1 kg de boeuf. Combien de puces équivalentes à 1 cm2 sont produites chaque année? Ce chiffre peut se calculer en sachant qu’il y a environ un milliard de transistors produits par personne sur terre, et donc, connaissant le nombre de personnes sur terre et le nombre de transistors sur 1 cm2, on arrive à 14 milliards de puces équivalentes à 1 cm2 produites par année (en réalité, probablement bien davantage, car la moyenne des puces est nettement inférieure à 1 cm2). Il est dès lors possible de calculer l’énergie de fabrication: 24 milliards de litres de pétrole par an. Si l’on compare à l’industrie automobile, en prenant 800 millions de voitures dans le monde, 20000 km par an et 5 litres par 100 km, on arrive à 800 milliards de litres d’essence par année. Or on sait que l’énergie de fabrication des voitures est environ les 2/3 de l’énergie consommée en essence. Ainsi, une voiture émettant officiellement 180 grammes de CO2/km dans les classements connus des voitures les plus vertes peut très bien culminer à plus de 500 grammes de CO2/km en ajoutant l’énergie de fabrication.Celle-ci peut être nettement plus grande pour de grosses et lourdes voitures, et le classement de la Prius est remis en cause si l’on tient compte de l’énergie de fabrication.

Comparant alors l’énergie de fabrication des voitures (estimée à 1500 milliards de litres de pétrole) à celle de l’industrie des semi-conducteurs (24 milliards de litres de pétrole), cette dernière ne représente pas plus de 2% environ. Si l’on s’intéresse à la consommation d’eau, on obtient environ le même rapport, soit 2%, entre la consommation d’eau de l’industrie des semi conducteurs (400 milliards de litres) et celle de l’industrie automobile (20000 milliards de litres). Avec 2%, l’électronique n’est pas en si mauvaise position.

Concernant d’autres produits comme un panneau solaire photovoltaïque, on entend souvent que celui-ci nécessite davantage d’énergie de fabrication qu’il n’en produira pendant toute sa durée de vie. Rien n’est plus faux! Il faut entre une année et trois ans pour qu’un tel panneau produise l’équivalent de l’énergie qu’il a fallu consentir pour le fabriquer. Cela dépend de la technologie utilisée et de sa localisation au sud ou au nord de l’Europe. Et, étant donné que sa durée de vie est estimée à 30 ans, le panneau solaire produit ainsi 10 à 30 fois son énergie de fabrication.

Il en va de même pour la lecture d’un journal sur une tablette du genre iPad. En analysant le processus de fabrication d’un journal papier, on arrive à un chiffre de production de CO2 entre 158 et 270 kg pour un journal lu par 2,8 personnes en moyenne. Si l’on analyse alors la fabrication d’une tablette, on arrive à 5 kg de CO2 pour lire un journal transmis sans fil, ce qui représente 32 à 140 fois moins. On dispose aussi de chiffres pour des téléconférences comparativement à des voyages. Là, il est évident que les téléconférences produisent significativement moins de CO2 qu’un voyage (environ 200 fois moins).

A cela il faudrait encore ajouter l’énergie nécessaire pour le démantèlement ou l’élimination du produit, ce qui donne que les 63% d’énergie de fabrication dans les produits d’un ménage moyen ne sont qu’un minimum.

Christian Piguet
Ingénieur au Centre suisse d’électronique et de microtechnique (CSEM), professeur à l’EPFL

Article publié dans le Temps du 28.09.2012

La sortie de l’ère du pétrole reste à planifier

Les Verts neuchâtelois sont attristés par le verdict des urnes de ce dimanche concernant le RER. Alors que notre société doit diminuer drastiquement sa dépendance vis-à-vis des énergies fossiles, les Verts constatent qu’au moment de passer à l’acte, la volonté populaire manque malheureusement. Ils réitèrent aujourd’hui leur souhait de voir la mise sur pied d’assises de la cohésion cantonale.

Un réseau de transports publics performants pour une région cohérente, voilà ce que visait le RER neuchâtelois. Ce projet refusé, il faut maintenant aller de l’avant. Les Verts rappellent que 50% des votant-e-s souhaitent clairement des améliorations en matière d’infrastructures de transport public. Le résultat du vote ne doit donc en aucun cas signifier un arrêt de la réflexion dans ce domaine. Toutes les forces politiques et citoyennes du canton de Neuchâtel doivent maintenant coopérer pour trouver des solutions alternatives.

De l’avis des Verts, le verdict des urnes pourrait entraîner un arrêt du financement fédéral par le fonds d’agglomération dont les projets touchent l’ensemble des collectivités cantonales. Le Conseil d’Etat doit éviter un tel scénario, qui pourrait coûter cher au canton. Il doit en outre continuer à défendre la voie dessinée par le rapport « un canton, une vision », même sans le TransRUN.

Les Verts regrettent également le taux de participation relativement bas pour cette « votation du siècle ». Ils attendent les résultats détaillés du scrutin, mais soupçonnent une faible mobilisation des communautés étrangères (d’où la participation faible dans les villes), des femmes et des jeunes suite à une campagne qui n’a pas mis en avant une brochette très représentative de la population.

Malheureusement, le canton ressort fortement divisé de ce dimanche de votation : ville contre campagne, mais surtout districts des Montagnes contre le reste du canton. La solidarité entre Neuchâtelois-es est au plus mal et ce n’est pas un bon signe pour certains dossiers inscrits à l’agenda politique, notamment celui des hôpitaux. Le canton de Neuchâtel a besoin de cohésion pour affronter les défis futurs. Les Verts neuchâtelois réitèrent leur appel à la tenue d’assises de la cohésion cantonale, proposition que le Conseil d’Etat n’a actuellement que partiellement réalisée avec la nomination d’une commission cantonale sur le sujet.

Les Verts sont favorables au RER neuchâtelois et le font savoir à travers une campagne originale!

Les Verts neuchâtelois soutiennent pleinement le RER neuchâtelois. Après avoir accepté le projet au Grand Conseil, puis au comité cantonal, ils se mobilisent sur le terrain et sur Internet depuis le mois de juillet afin d’informer la population et de l’amener à accepter ce projet qu’ils estiment essentiel! Ils sont heureux de constater que, selon le sondage dont les résultats ont été dévoilés aujourd’hui, l’opinion populaire semble favorable au projet.

De l’avis des Verts, le RER neuchâtelois est indispensable pour l’avenir du canton et améliorera la qualité de vie de ses habitant-e-s. C’est le seul projet capable de contrebalancer l’augmentation constante du trafic routier en offrant une alternative crédible à la voiture et à ses nuisances. Il touche l’ensemble des citoyennes et citoyens du canton, qu’ils soient des Montagnes, du Littoral, du Val-de-Ruz ou du Val-de-Travers. Selon eux, le RER est essentiel autant écologiquement, qu’économiquement et socialement.

Pour le démontrer et convaincre les neuchâteloises et les neuchâtelois, les Verts ont réalisé une série de petits films présentant des aspects importants du projet, vus des quatre coins du canton. Ils présentent la réalité actuelle et mettent en scène ce que seront nos transports publics dans 10 ans, si le RER est accepté. Ils sont disponibles sur les réseaux sociaux et sur Internet à l’adresse www.verts-ne.ch/rer.

Les Verts parcourent également le territoire cantonal à la rencontre de la population afin de discuter avec elle des enjeux d’avenir qu’amène le projet. Ils sont heureux de constater que cette votation intéresse les Neuchâteloises et Neuchâtelois qui en parlent volontiers et qui, selon le taux de participation déjà élevé deux semaines avant, semblent se rendre massivement aux urnes. Ils déplorent tout de même une campagne assez violente qui a vu une dégradation massive des affiches à travers le canton.

Ils espèrent maintenant que les résultats du sondage publiés aujourd’hui se concrétiseront dans les urnes et que les indécis comprendront les bienfaits du projet qui reliera toute la population du canton entre elle et avec le reste de la Suisse, tout cela de manière écologique!


Le RER-TransRun un projet pour l’avenir!

2022... 10 ans après la votation du 23 septembre 2012, à quoi ressemblera le quotidien des habitants du canton de Neuchâtel?

Pour le savoir, cliquez ici: http://www.verts-ne.ch/rer/


Votations du 23 septembre 2012

Les Verts neuchâtelois recommandent de voter:
  • OUI au RER neuchâtelois
  • OUI à l’arrêté fédéral sur la promotion de la formation musicale des jeunes
  • NON à l’initiative «Sécurité du logement à la retraite»
  • OUI à l’initiative «Protection contre le tabagisme passif»
Pour plus d’informations, cliquez ici.

Le RER neuchâtelois, une nécessité écologique, sociale et économique!

Le 23 septembre, le peuple neuchâtelois se prononcera sur la création d’un réseau express régional nommé « RER neuchâtelois » dont la colonne vertébrale sera le TransRUN, cette ligne directe reliant La Chaux-de-Fonds et Neuchâtel par un tunnel ferroviaire. Les Verts neuchâtelois sont en campagne pour « la votation du siècle », l’avenir du canton dépendant de ce résultat.

Relier le Littoral et les Montagnes de manière directe

L’idée de supprimer le rebroussement de Chambrelien et de relier le Littoral et les Montagnes neuchâteloises de manière directe n’est pas nouvelle, mais c’est grâce aux efforts d’un groupe de citoyens qu’elle s’est finalement imposée dans l’agenda du Grand Conseil qui a voté un premier crédit d’étude en 2003. Le concept de RER neuchâtelois s’est petit à petit développé à partir de ce moment. Au départ, les réflexions se focalisaient uniquement sur la liaison La Chaux-de-Fonds – Neuchâtel, puis, rapidement, l’opportunité de revoir l’ensemble du réseau ferroviaire du canton s’est imposée.

Si les choses se sont accélérées, c’est surtout grâce à des opportunités exceptionnelles de financement qui étaient tout à coup disponibles. Pour commencer, la ligne existante entre La Chaux-de-Fonds et Neuchâtel nécessite des travaux d’assainissement qui doivent être réalisés par les CFF. Ensuite, la politique d’agglomération de la Confédération et son fond d’infrastructure peuvent servir à financer des projets de transports au sein d’agglomérations. La dernière opportunité qui avait été envisagée était Rail 2000, mais cette dernière n’a pas abouti.

Trois villes, une agglomération

Suite aux réflexions préliminaires, le Conseil d’Etat a soumis en 2007 son fameux rapport « Un canton, une vision » qui présente la nouvelle politique régionale à travers le Réseau Urbain Neuchâtelois (le projet d’agglomération RUN) et le TransRUN. Afin d’aspirer à toucher des fonds de la Confédération, le canton de Neuchâtel propose un projet d’agglomération visionnaire qui consiste à créer une agglomération regroupant les trois villes du canton qui sont éloignées de 20 kilomètres et séparées par des montagnes. La réflexion est simple : les deux agglomérations du canton sont de taille moyenne, mais en les regroupant, l’agglomération neuchâteloise rejoindra le groupe convoité des agglomérations de plus de 100’000 habitants, ce qui lui permettra de créer un véritable centre urbain pour l’Arc jurassien.

Sous le créneau « ensemble, nous sommes plus forts », le canton de Neuchâtel se lance donc dans l’aventure RUN qui, bien que prometteuse, constitue le défi majeur de réunir le « Haut » et le « Bas », deux régions historiquement en compétition. Pour que cette agglomération puisse voir le jour, il faut rapprocher les trois villes et comme ce n’est pas possible géographiquement, il faut les rapprocher temporellement grâce au TransRUN. Cependant, le RUN ne se borne pas à l’agglomération des trois villes, il vise également une stratégie de développement pour les zones hors agglomération, notamment à travers des projets de transports. Ainsi, toutes ces mesures constituent le RER neuchâtelois qui, selon les Verts, est essentiel au développement du canton.


Nécessité écologique

Essentiel écologiquement parlant, car la concurrence de la route face au rail est disproportionnée. Les tunnels sous la Vue-des-Alpes construits dans les années nonante ont fortement réduit le temps de parcours en voiture alors que le trajet en train via la ligne ferroviaire datant de 1860 est deux fois plus long. Pour pouvoir prétendre à un report massif de la route au rail, il est essentiel de réduire fortement ce temps de parcours. Le TransRUN propose un trajet entre La Chaux-de-Fonds et Neuchâtel de 14 minutes et ceci à une cadence au quart d’heure. De plus, le tracé proposé permettra de résoudre le problème du goulet d’étranglement de Vauseyon où le triplement de la voie est actuellement nécessaire pour pouvoir doubler les cadences sur la ligne du pied du Jura ainsi que sur les lignes régionales du Littoral Ouest et du Val-de-Travers.

Nécessité économique

Mais le RER neuchâtelois est également essentiel économiquement parlant, car il est maintenant reconnu qu’une bonne accessibilité en transports publics est un critère déterminant pour qu’une zone économique soit attractive. De plus, une fois désenclavé, le canton se rendra attractif pour de nouveaux habitants, notamment des jeunes qui boudent actuellement la région en raison de sa mauvaise desserte.

Nécessité sociale

Et finalement, le RER est essentiel socialement parlant, pour rapprocher le « Haut » du « Bas », pour cesser les interminables querelles autour des hôpitaux, des Hautes écoles et de tous les autres services de l’Etat qui sont en cours de réorganisation. Avec des temps de parcours et des cadences améliorées, les trois villes du canton pourront former une véritable agglomération unie et bien connectée avec le reste du canton et surtout, le reste de la Suisse !

LE RER neuchâtelois en chiffres

Le RER neuchâtelois coûtera 919 millions. Cette somme permettra de financer :
  • le TransRUN, dont le coût est estimé à 830 millions
  • le doublement de voie à Bôle pour permettre de doubler les cadences en direction du Val-de-Travers
  • Le doublement de voie au Crêt-du-Locle pour augmenter la capacité entre La Chaux-de-Fonds et le Locle
  • la réorganisation des transports publics, notamment le réseau de bus du Val-de-Ruz
  • la mise hors service de la ligne existante
Son financement est assuré à près de 40% par des sources externes grâce aux 241 millions fournis par les CFF en compensation aux travaux qu’ils devaient effectuer sur la ligne actuelle et aux 111 millions promis par la Confédération à travers le fond d’infrastructure. Ces montants ne pourront être obtenus qu’avec une acceptation du projet par le peuple en 2012. Pour le reste, 8 millions seront obtenus grâce aux valorisations foncières et le solde, 559 millions, sera à la charge du canton (60%) et des communes (40%).

Un fond spécifique sera créé pour financer ce projet. Il sera alimenté durant la phase de réalisation des infrastructures (2013-2022) à hauteur de 20 millions de francs par an. Puis, dès la mise en exploitation et jusqu’au remboursement complet de la dette sur 25 ans, la charge annuelle moyenne sera de 32 millions de francs, soit environ 1% des dépenses publiques du canton de Neuchâtel.

Afin de ne pas faire sombrer le canton dans les chiffres rouges, le Grand Conseil a décidé de coupler ce projet avec une obligation de parvenir à l’équilibre budgétaire jusqu’à que la dette soit totalement remboursée 25 ans après la mise en service.

OUI au RER

Le RER neuchâtelois est un système complet de transport public visant à raccorder toutes les régions du canton de manière optimale. La colonne vertébrale du réseau sera l’axe Trans RUN qui reliera directement Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds par un tunnel ferroviaire. Les cadences seront augmentées sur tout le réseau ferroviaire et le système de bus sera optimisé.

Tout le canton bénéficiera du RER avec des cadences doublées voire quadruplées sur tous les axes ferroviaires. De plus, les liaisons avec le reste de la Suisse seront également nettement améliorées. Pour finir, les localités reliées par la ligne actuelle ne seront pas oubliées et des bus les desserviront.

Les Verts recommandent de voter OUI au RER neuchâtelois, parce que:
  • Le RER permettra de dynamiser le canton et le rendra plus attractif;
  • Le RER réduira fortement les temps de parcours en transports publics;
  • Le RER constitue un investissement rentable pour le siècle à venir;
  • Le RER représente une alternative écologique à la voiture;
  • Le RER offrira des cadences à la demi-heure voire au quart d’heure sur tout le réseau, un plus pour toute la population.
Le remboursement de l’investissement sur 25 ans représente 1% des charges annuelles des collectivités publiques neuchâteloises. Seule son acceptation cette année par la population permettra d’en faire financer plus du tiers par les CFF et la Confédération, une raison de plus de dire OUI le 23 septembre.

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Nouvelles du Grand Conseil : RER

La session de juin a permis aux députés de confirmer en deuxième lecture le vote sur le RER. S’agissant d’une modification de la constitution, le décret devait en effet passer deux fois devant le Grand Conseil. Suite à l’avis de droit du professeur Mahon demandé par le Conseil d’Etat, une modification y avait cependant été apportée : l’exigence de l’équilibre budgétaire sera limitée à la durée de remboursement de l’emprunt en faveur du Transrun. Cette solution établit ainsi un lien direct entre les deux objets et permet de mieux respecter l’unité de matière. Au final, le décret a à nouveau été accepté à une large majorité (87 oui, 16 non et quelques abstentions). Un vote à portée historique !

Il s’agit maintenant de faire campagne activement pour convaincre un maximum de personnes de l’importance de ce projet et surtout de l’importance de déposer un OUI dans l’urne le 23 septembre. Notre réseau de transports publics doit être modernisé afin de relier les principales agglomérations du canton entre elles et avec celles du reste du pays. Si nous ne saisissons pas cette chance maintenant, nous risquons de nous retrouver en marge des grandes lignes nationales et internationales. Contrairement à ce que prétendent certains, ce projet ne mènera pas le canton à sa perte, mais bien au contraire, c’est un investissement pour l’avenir, ne le refusons pas à nos enfants !

Le 23 septembre, c’est dans deux mois, alors mobilisons-nous tous, chaque voix comptera !

Carole Maeder-Milz

Offre d’emploi

Les Verts neuchâtelois cherchent, pour la période du 16 juillet au 16 septembre 2012 :

Deux personnes engagées sur le terrain à 25%

Le 23 septembre prochain, le peuple neuchâtelois sera appelé à se prononcer sur un enjeu majeur pour l’avenir de notre canton : le RER-TransRUN. Les Verts, convaincus de la nécessité de ce projet, souhaitent mener une campagne proche de la population, avec la tenue de stands d’information pour présenter le projet et répondre aux questions des Neuchâtelois-e-s.

Vos tâches seront les suivantes:

- Vous organisez et animez des stands d’information sur tout le territoire cantonal, notamment à l’occasion de manifestations culturelles ;
- Vous abordez de manière active les passant-e-s afin de leur présenter le projet RER et de répondre à leurs questions ;
- Vous distribuez du matériel d’information ;
- Vous vous chargez de la logistique (montage, démontage et transport du stand).

Vos compétences :

- Intérêt pour le projet RER-TransRUN ;
- Bonne connaissance de la politique des Verts neuchâtelois ;
- Bonne expression orale et aisance pour aborder les passant-e-s ;
- Grande flexibilité dans les horaires (travail en soirée et le week-end) ;
- Bonne connaissance du canton de Neuchâtel ;
- Un plus: permis de conduire et véhicule.

Nous offrons :

- Une bonne rémunération ;
- Une formation sur le RER-TransRUN avant le début du mandat.

Prière d’envoyer votre dossier de candidature (lettre de motivation et CV) jusqu’au 30 juin 2012 par courrier électronique à ne@verts.ch ou par courrier postal à : Les Verts neuchâtelois, case postale, 2053 Cernier. Nous répondons volontiers à vos questions au tél. : 032 852 07 26.

Les entretiens de candidature auront lieu durant la semaine du 2 au 6 juillet 2012.

Télécharger l’offre d’emploi en version pdf

Non à un modèle de soins dont le but principal est la réduction des coûts sans garantie de la qualité des soins

En vue des votations du 17 juin prochain, les Verts neuchâtelois recommandent de voter NON aux soins intégrés dans la santé publique (managed care).

Bien qu’au niveau national les Verts suisses n’ont pas donné de consigne de vote, le comité des Verts neuchâtelois a largement soutenu un NON à la révision de la LAMal sur les réseaux de soins.

Pourquoi refuser le projet de réseaux de soins tel que proposé ?

Parce que le projet soumis à votation prévoit :
  • d’imposer aux réseaux une enveloppe  budgétaire, entrainant  le risque de rationnement des soins ;
  • de faire payer plus cher le patient qui veut garder son médecin habituel si celui-ci n’appartient pas au réseau avec lequel son assureur à un contrat.
De plus, le projet ne prévoit aucune garantie quant au maintien de la qualité des prestations pour tous. Seuls les aspects d’économicité sont imposés dans ce projet.

Quelles conditions faudrait-il pour mettre en place de véritables réseaux de soins intégrés ?

Ce qu’il faudrait à l’avenir, c’est une loi qui garantisse :
  • la mise en place de vrais réseaux de soins intégrés constitués non seulement de médecins généralistes et spécialistes, mais aussi d’infirmières, de physiothérapeutes ou de diététiciennes par exemple ;
  • au patient le libre choix du prestataire ou du groupe de prestataires de soins ;
  • l’accessibilité aux réseaux pour chacun, indépendamment de son assurance ou de sa capacité financière ;
  • des coûts mieux maîtrisés qu’aujourd’hui, grâce aux interventions coordonnées et interprofessionnelles ;
  • une prise en charge des patients plus efficace, garante d’une meilleure qualité des soins et donc de qualité de vie pour les patients ;
  • l’accompagnement plus global et mieux coordonné des patients vivants avec une ou des maladies chroniques notamment, intégrant aussi bien les traitements médicaux que la promotion de la santé et la prévention de complications.
Ainsi grâce aux synergies et à la qualité développées, et non au rationnement des prestations, des économies non négligeables pourraient être réalisées. Le projet actuel ne le permet pas.

Halte au bétonnage des terres agricoles

Les citoyennes et citoyens de la commune de Cornaux se prononceront le 17 juin 2012 sur un référendum concernant la vente d’un terrain. Ce dernier, actuellement terrain cultivable classé en zone d’utilisations différée, doit servir à ériger un énième centre commercial dans le canton de Neuchâtel. Dans ce sens, la campagne sur cet objet dépasse largement le cadre communal. Les Verts invitent les habitants de la commune de Cornaux à refuser la vente du terrain.

Protéger les bonnes terres agricoles

Le 24 janvier 2012, le Grand Conseil a largement accepté une motion du député Verts Gilbert Hirschy demandant une pérennisation de la surface agricole du canton. Le texte invite le Conseil d’Etat à proposer une protection des terres agricoles du canton au même titre que sont aujourd’hui protégés le vignoble ou les forêts. Dans sa mouture soumise en novembre à la Confédération, le plan directeur cantonal inscrit également la préservation des meilleures terres cultivables comme un axe important. Le projet à Cornaux va à l’encontre de ces objectifs, en sacrifiant parmi les meilleures terres cultivables du canton.

Stopper le développement des grands centres commerciaux

Toujours selon le plan directeur cantonal, le canton de Neuchâtel dispose aujourd’hui d’une couverture en surfaces commerciales de grandes dimensions largement supérieure à la moyenne suisse. Le canton de Neuchâtel n’a pas besoin d’un énième centre commercial. Il est grand temps de décréter un moratoire sur les constructions de ce type, grands générateurs de trafic et qui continuent à détruire le tissu commercial des villes et des villages.

Refuser la vente

Afin de protéger les bonnes terres agricoles du canton et éviter le développement d’inutiles nouveaux centres commerciaux, les Verts invitent la population de la commune de Cornaux à dire NON à la vente du terrain au lieu-dit « Marais-aux-Chevaux ».

Votations du 17 juin 2012

Les Verts neuchâtelois recommandent de voter:
  •     OUI à la loi cantonale sur l’approvisionnement en électricité
  •     NON à l’initiative cantonale "Frein au démantèlement social"
  •     OUI au contre-projet du Grand Conseil
  •     NON à l’initiative populaire "Accords internationaux: la parole au peuple!"
  •     NON à l’initiative populaire "Accéder à la propriété grâce à l’épargne-logement"
  •     NON aux Soins intégrés dans la santé publique (managed care)
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Un demi-centime aux grands effets !

Le comité contre la nouvelle loi sur l’approvisionnement en électricité, formé des partis de droite, des milieux patronaux et immobiliers, fait fausse route en combattant cette nouvelle loi. Gonflés par leur succès contre la modification de la loi sur l’énergie en 2009, ils repartent au combat de manière dogmatique contre toute nouvelle législation cantonale en matière d’électricité, sans pour autant arriver à fournir des arguments convaincants.

Un cadre légal pour une taxe déjà largement perçue

La nouvelle loi définit un cadre légal pour la perception d’une taxe qui est déjà largement perçue. Cette taxe servira dorénavant à alimenter le fonds cantonal de l’énergie d’une part (0.5 ct/kWh), et les communes d’autre part (au maximum 1.4 ct/kWh selon la commune).
Il est donc clairement abusif de parler de « taxe de plus » puisque seules 6 communes ne prélèvent actuellement pas de taxe. De plus, avec cette nouvelle législation, seule la taxe de 0.5 ct/kWh est obligatoire ; la part communale est par contre facultative. Il est en outre quelque peu cocasse de voir les communes accusées de « s’enrichir » sur le dos des consommateurs… Pour la plupart des communes, la taxe prélevée ne sera pas plus élevée, voire diminuera (Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds, Le Locle, Val-de-Travers, pour ne citer que les plus grandes communes).

Objectif: société à 2000 W en 2050

Cette taxe n’est pas non plus « une taxe de trop » : le Canton a besoin d’alimenter le fonds cantonal de l’énergie (existant) pour financer les incitations que les référendaires réclament. Toute politique énergétique réfléchie se base sur la taxation des énergies pour subventionner les économies. Utiliser l’impôt dans ce but va à l’encontre de cette politique. En acceptant cette taxe, le Canton se donne les moyens d’atteindre la société à 2000 W en 2050, fixée comme objectif général de sa nouvelle loi sur l’énergie, adoptée par le Grand Conseil en 2011. En acceptant cette taxe, le canton fait également des économies puisqu’il ne doit plus alimenter le fonds sur son budget ordinaire (3 millions de francs en 2010).

Réduire la consommation d’énergie

Tous les consommateurs d’électricité pourront profiter du fonds de l’énergie, qu’ils soient locataires, propriétaires ou entreprises, pour autant qu’ils fassent la démarche de réduire leur consommation d’énergie. L’utilisation de ce fonds au bénéfice des entreprises a été unanimement soutenue en Commission du Grand Conseil qui souhaitait ainsi soutenir une économie plus écologique.

Finalement, il est paradoxal de constater que les référendaires en viennent à demander une politique énergétique fédérale, alors que celle-ci relève des cantons, à l’heure ou de plus en plus de cantons se plaignent du recul du fédéralisme.

OUI à une électricité plus propre

Oui, un fonds cantonal de l’énergie est une structure d’une taille suffisante pour doper l’économie régionale et faire progresser les économies d’énergie et le développement des énergies renouvelables dans notre Canton.

Centrale de Cornaux : un coup de force du Groupe E ?

Pour les Verts neuchâtelois, la seule stratégie soutenable à court, moyen et long terme est de recourir massivement aux économies d’énergie et d’investir rapidement dans les ressources renouvelables. La demande de permis de construire pour la centrale à gaz[1] de Cornaux – déposée ce matin auprès de la commune par le Groupe E – va ainsi à l’encontre de notre vision. En outre, le Grand Conseil a modifié la Loi cantonale sur l’énergie en y intégrant un nouvel article qui soumet les nouvelles centrales thermoélectriques à un décret du Grand Conseil. Les Verts craignent que le Groupe E tente de prendre de vitesse la nouvelle loi, dont l’entrée en vigueur a été repoussée, selon nos informations, au 1er janvier 2013. Les Verts mettront tout en œuvre pour que la population puisse se prononcer sur le projet de super-centrale.

Le Grand Conseil a accepté en novembre 2011 la nouvelle mouture de la Loi cantonale sur l’énergie (LCEn) qui stipule que "Toute construction de centrales thermoélectriques à énergie fossile doit  faire l’objet d’une autorisation prise sous la forme d’un décret du Grand Conseil soumis au référendum populaire facultatif... " (Art. 32a). Mais la nouvelle loi n’entrera en vigueur qu’au 1er janvier  2013, selon nos informations. Est-ce à dire que le Groupe E profite de ce délai pour faire passer de force son projet et ainsi échapper à une décision démocratique ? Les Verts estiment que le Grand Conseil et la population doivent se prononcer sur la question.

Les Verts rappellent que les centrales à gaz sont nocives pour le climat. Elles ne constituent en aucun cas une solution de rechange dans l’optique de la sortie du nucléaire. La production d’électricité à partir de gaz ne résout en rien le problème d’autonomie et de sécurité de l’approvisionnement énergétique, le gaz étant importé et voué à s’épuiser à moyen terme. Les Verts estiment que la seule stratégie énergétique soutenable est de miser sur les économies d’énergie, l’efficacité énergétiques et les énergies renouvelables. Ils sont par conséquent opposés à la construction de la centrale à gaz de Cornaux.

Dans leur rapport de minorité de la Commission de réflexion instituée par le Conseil d’Etat sur la Centrale à gaz de Cornaux, les Verts avaient souligné l’importance d’une réflexion qui dépasse la seule centrale à gaz. Ils demandaient "une analyse approfondie environnementale, énergétique, économique et financière du potentiel combiné optimal d’économies d’électricité et de production renouvelable supplémentaire". Or, à ce jour, aucune étude valable n’a été effectuée. En outre, une commission ad’hoc d’élu-e-s et de citoyen-ne-s de Cornaux avait conclu qu’aucune étude présentée par le Groupe E n’incluait les dangers et les nuisances pour les habitantes et habitants de la région, qui doivent faire face aux industries les plus lourdes et polluantes du canton de Neuchâtel. A ce jour, rien n’a été fait pour les rassurer. De l’avis des Verts, le respect des normes en vigueur ne suffit pas.

Les Verts mettront tout en œuvre pour que la décision sur la construction de la centrale à gaz de Cornaux se prenne démocratiquement et qu’elle inclue des mesures d’économies d’énergie financées par les promoteurs du projet de super-centrale.

[1] Notez le changement de langage : la centrale à gaz devient centrale « énergétique » dans le communiqué du Groupe E… Comme si cela la rendait plus propre !

Les Verts satisfaits du résultat de ce dimanche dans les communes neuchâteloises

Dans toutes les communes où ils ont présenté des listes, les Verts sont entrés dans les parlements, se sont maintenus ou ont augmenté leur représentation. De plus, ils sont enfin représentés dans les exécutifs des trois villes du canton. Les Verts tiennent à remercier les électrices et les électeurs neuchâtelois pour ce score historique.

Des percées majeures et des confirmations

Après les élections communales de ce dimanche, les Verts ont 57 élues et élus dans les législatifs des communes neuchâteloises. Ils sont présents dans 15 communes, que ce soit avec leur propre liste (10) ou sur d’autres listes de gauche (5). C’est plus qu’il y a quatre ans, malgré les fusions de communes.

Des responsabilités au sein des villes

C’est une première : avec la réélection de Christine Gaillard à Neuchâtel et les élections de Nathalie Schallenberger à La Chaux-de-Fonds et de Miguel Perez au Locle, les Verts sont enfin représentés dans l’ensemble des exécutifs des villes neuchâteloises. Ils pourront ainsi prouver ces quatre prochaines années qu’ils ont leur place au sein des gouvernements et pourront mieux mettre en action leur programme électoral.

Femmes et jeunes en avant

Avec 28 femmes élues et 32 hommes, les Verts prouvent que leur souhait de parité sur leurs listes est  payant. Même phénomène au sein de la jeune génération : 11 élu-e-s de moins de 35 ans viennent renforcer la diversité et la représentativité des élu-e-s Verts dans les communes.

Ces résultats viennent confirmer les bons résultats que les Verts ont obtenus lors des dernières élections fédérales. Ils montrent que les Verts sont capables de gouverner et qu’ils ont assis leur place dans le paysage politique neuchâtelois. Les citoyennes et citoyens neuchâtelois restent attachés aux questions d’écologie et les Verts se réjouissent de répondre à leurs attentes ces quatre prochaines années.

RER – Le PLR est prié de sortir du bac à sable

La position du PLR, exposée dans la presse du jour, concernant le financement du RER neuchâtelois est inadmissible. Les Verts ne sont pas fondamentalement opposés à changer les mécanismes financiers pour permettre au canton de Neuchâtel d’assumer financièrement l’endettement lié au RER. Mais ils sont opposés à le faire dans l’urgence, sans aucune réflexion, et sur la base d’un rapport universitaire dont les chiffres ne correspondent plus à la réalité actuelle du projet de RER.

Une diversion politique

La manœuvre du PLR est inadmissible. Elle ne prend pas en compte les intérêts des citoyennes et des citoyens neuchâtelois. Le RER est un projet pour les 100 prochaines années. C’est une solution aux problèmes structurels du canton, en particulier la très mauvaise accessibilité ferroviaire. Si nous n’investissons pas cette année, les CFF dépenseront plus de 250 millions de francs dans le canton, sans que nous ne gagnions une seule minute. Dans les prochaines années, nous devrons investir des centaines de millions pour gagner quelques minutes sur un trajet vieux de 160 ans, et sans pouvoir augmenter la cadence. Toutes les régions du canton seront perdantes.

Le souhait non avoué du PLR est de tuer le projet de RER, de manière définitive, avec comme conséquence de marginaliser définitivement le canton de Neuchâtel.

Revoir la loi sur les finances

Le groupe socialiste a déposé le 27 janvier 2009 un projet de loi (projet 09.107) qui propose une révision de la loi sur les finances (LFIN), afin de rendre les mécanismes financiers anticycliques. Ce projet a été refusé une première fois en commission par une majorité de circonstance, avant d’être renvoyé à la Commission de gestion et des finances par le Grand Conseil (CGF). Ce projet est toujours en cours de traitement par une sous-commission de la CGF. Le Conseil d’Etat lui-même a promis dans le rapport sur le RER de venir rapidement avec des propositions de révision des mécanismes financiers.

La modification d’une loi de l’importance de la LFIN ne peut pas se faire sur le coin d’une table en un après-midi de session et être traitée par une commission le lendemain matin à la pause. Les Verts proposeront aux autres partis de rédiger un postulat qui demande au Conseil d’Etat de soumettre rapidement ses propositions de modification de la LFIN au Grand Conseil, après consultation de l’ensemble des milieux concernés du canton.

Trouver un compromis

Persuadés qu’il est possible de trouver un compromis, les Verts continueront le travail en commission. Ils sont conscients qu’il faudra consentir à certains sacrifices pour que la population puisse accepter le projet de RER, mais ils n’accepteront pas une loi bâclée, et ne céderont pas à la pression de dernière minute d’un parti qui n’arrive plus à sortir le nez de son porte-monnaie pour avoir une véritable vision d’avenir pour le canton de Neuchâtel.

L’état du Doubs ne s’est pas amélioré !

Un an après la grande manifestation qui a eu lieu à Goumois en mai dernier, la mauvaise qualité des eaux du Doubs est loin de s’être améliorée. Si les autorités semblent avoir réagi de part et d’autre de la frontière en lançant de nombreuses études, les poissons continuent de mourir en masse par manque d’actions concrètes.


Photo: Wernain S.

un millier de manifestants en 2011

Pour rappel, un millier de manifestants, surtout des citoyens suisses et français, avaient clamé leur mécontentement le 14 mai 2011 suite à de nombreux épisodes qui avaient mis en lumière l’état déplorable dans lequel se trouve la rivière du Doubs. Quelques mois plus tard, le WWF, Pro Natura et la Fédération Suisse de Pêche avaient déposé une plainte contre la Suisse et la France auprès du Conseil de l’Europe. Les associations accusent les deux pays de laxisme dans la gestion de la rivière dans laquelle vit le Roi du Doubs, ce poisson symbolique qui est actuellement menacé de disparition.

la situation n’a pas évolué

Depuis, le Doubs a disparu de la Une de l’actualité. Avec l’arrivée du printemps, et avec elle la réapparition des problèmes visibles comme la mort des alevins par centaines sur les rives mises à sec après les éclusées, la rivière refait parler d’elle. Malheureusement, on a l’impression que la situation n’a pas évolué d’un cheveu depuis l’année dernière.

Des études ont été menées

Pourtant, les administrations suisses et françaises ont entendu les revendications des manifestants et ont, chacune à leur manière, pris des « mesures ». Par « mesures », il faut surtout comprendre que de nombreuses études ont été amorcées et, pour certaines d’entre elles, les résultats sont tombés durant l’hiver.

les éclusées et la qualité de l’eau sont responsables

Ainsi, le canton du Jura a été le premier à rendre public en décembre 2011 les résultats de l’étude menée sur son territoire. Rien de nouveau sous le soleil : les éclusées  - c’est à dire les importantes différences de débit engendrées par le turbinage des trois ouvrages hydroélectriques que sont les barrages du Châtelot, du Refrain et de la Goule – ainsi que les obstacles à la migration des poissons et la qualité de l’eau sont responsables de la situation. Au registre des mesures proposées, on peut citer la limitation de l’impact des éclusées grâce à une meilleure gestion de ces dernières en collaboration avec les exploitants, l’amélioration des possibilités de migration pour les poissons et un meilleur monitoring de la qualité des eaux. Mais on attend toujours la mise en place de ces mesures.

C’est ensuite le groupe transfrontalier composé des autorités suisses et françaises qui a présenté les résultats de son étude, dans les grandes lignes similaires à ceux de l’étude jurassienne bien que plus développés. On y mentionne par exemple le rôle des micropolluants dans la mauvaise qualité de l’eau, ce qui remet en cause le bon fonctionnement des STEP des localités proches du Doubs.

Une deuxième étude donc, qui a notamment débouché sur la création de deux groupes de travail franco-suisses : un pour la qualité des eaux et l’autre pour la gestion des débits. Ces derniers, composés de représentants des niveaux cantonaux et fédéraux du côté suisse et régionaux du côté français n’ont pas été élargis aux associations qui, les premières, avaient mis le doigt sur la problématique – à l’exception de la Fédération Suisse de Pêche qui a été invitée à un seul de ces groupes. Les discussions vont donc bon train, mais on attend toujours des mesures concrètes !

Le canton de Neuchâtel a, pour sa part, également lancé une étude dont les résultats ne sont pas encore connus…ou plutôt faudrait-il dire qu’ils n’ont pas encore été publiés, car leur contenu semble déjà très clair.

les solutions se font toujours attendre

Une année après le soulèvement citoyen pour la sauvegarde du Doubs, les problèmes, qui étaient déjà connus, ont donc été confirmés par de nombreuses études et les solutions se font toujours attendre. Il est certain que la nature transfrontalière et transcantonale de la rivière ne facilite pas la gestion rapide du dossier. Les Verts, quant à eux, dénoncent régulièrement la situation au niveau communal ou cantonal. A l’image des  autres acteurs, ils peinent pourtant à coordonner leurs efforts et le sujet n’a pas encore trouvé de porte-parole à Berne. De plus, leur absence dans les exécutifs des cantons concernés les laisse en retrait du dossier.

Il ne reste plus qu’à espérer que le printemps 2012 sera le dernier à voir les alevins mourir sur les rives du Doubs et que les nombreuses études menées jusqu’à présent permettront de mettre en œuvre des mesures efficaces permettant de protéger une des dernières rivières relativement naturelle de Suisse.

Clarence Chollet

Trier les déchets, c’est bien ! Ne pas en produire, c’est mieux !

Tri des déchets ménagers

Les Verts félicitent les Neuchâteloises et les Neuchâtelois pour leur contribution remarquable à un meilleur tri des déchets ménagers et à la réduction importante des quantités de déchets incinérées. Ils souhaitent également rappeler que si les citoyennes et citoyens font leur devoir, ce n’est pas le cas des producteurs et distributeurs qui emballent encore trop leurs produits.

Collecte des plastiques

Ils ont pris connaissance avec satisfaction de la proposition du canton et des communes de poursuivre la collecte séparée des plastiques polyéthylène (PE), polypropylène (PP) et du sagex (EPS) dans les déchetteries du canton.

Les Verts souhaitent toutefois que les autorités cantonales et communales évitent à l’avenir toute tergiversation concernant le traitement le plus approprié de certaines catégories de déchets. Ils encouragent les autorités à se consulter avant de s’exprimer publiquement sur ces sujets, cela afin d’éviter d’augmenter la confusion des habitants concernant la gestion déjà relativement complexe des déchets ménagers.

Sachant que le taux de recyclage des plastiques mélangés peut varier de 20% à 80% en fonction de la qualité des plastiques collectés, les Verts encouragent les habitantes et habitants à respecter les nouvelles consignes de tri des plastiques et à ne déposer dans les bennes de plastiques mélangés que le sagex (EPS) et les emballages en plastique portant les inscriptions PP ou PE.

Réduire la quantité de déchets produits

Une motion populaire des Jeunes Vert-e-s Neuchâtel demandant un partenariat entre les collectivités et les commerces pour diminuer le volume des déchets produits a été acceptée par le Grand Conseil en août 2011. Dans le cadre de ce débat, les Verts réfléchissent à d’autres propositions pour exiger des règles contraignantes envers les distributeurs et entreprises pour réduire la quantité de déchets liés aux emballages.

Les prairies neuchâteloises ne sont pas des égouts !

Suite à un débordement de lisier au Val-de-Travers, les Verts se sont souciés du respect par l’agriculture neuchâteloise de la législation sur l’environnement et la nature. Préoccupés par leurs constatations, ils demandent aux autorités et institutions compétentes de prendre sans délais des mesures énergiques pour rétablir une agriculture durable dans le canton.

Pollution de l’air et des eaux

Il apparaît en effet que l’application pour le moins bienveillante de la législation fédérale en matière de protection des eaux et de paiements directs permet à certains agriculteurs neuchâtelois d’épandre beaucoup plus de lisier sur leurs prairies et pâturages que ce que ces derniers peuvent assimiler. Il en résulte une pollution sournoise de l’air et des eaux souterraines et de surface. Cette pratique repose en particulier sur l’établissement de bilans de fumure -appelés « Suisse Bilanz »- largement optimistes quant à la productivité des herbages et aux excrétions des animaux, et sur le non respect des charges en bétail maximales adoptées par la Conférence des directeurs cantonaux de l’agriculture en 1995. Par ailleurs, faute de contrôles efficaces et de sanctions proportionnées, certains agriculteurs violent impunément la législation sur la protection de la nature, en particulier pour ce qui concerne les pâturages boisés et les prairies sèches. Ces constats ne concernent naturellement pas les  agriculteurs soucieux de travailler dans le respect de la nature et de l’environnement, mais pénalisent et déconsidèrent toute la profession.

Production intensive

Il apparaît de plus qu’un certain grand distributeur incite à l’intensification de la production de lait en favorisant les exploitations agricoles géantes avec plusieurs centaines de vaches. Ce lait produit industriellement à l’aide de fourrages importés du reste de la Suisse et de l’étranger pourrait en outre être commercialisé sous un label de proximité, censé indiquer les produits à privilégier par les consommateurs. Du lait produit par millions de litres par année à l’aide de fourrages souvent transportés par tracteurs sans filtre à particules, et en produisant des milliers de litres de lisier, qui pollue l’air et les eaux de notre canton ! Est-ce là réellement le lait « de proximité » que les consommateurs neuchâtelois souhaitent consommer ? Nous nous permettons d’en douter.

Promouvoir l’agriculture de proximité

Les Verts souhaitent vivement pouvoir continuer de soutenir et promouvoir de bonne foi une agriculture de proximité, liée au sol, respectueuse de la nature et de l’environnement.

Rétablir une agriculture durable

C’est pourquoi nous demandons aux autorités cantonales et communales ainsi qu’aux institutions chargées de l’application de la législation dans l’agriculture de prendre sans délais des mesures énergiques pour rétablir une agriculture durable dans le canton ; en particulier :
-    D’appliquer strictement les dispositions légales et les directives officielles en matière de protection des eaux dans l’agriculture, en particulier lors du traitement des demandes de permis de construire ;
-    De ramener les bilans de fumure à un niveau correspondant à la capacité d’assimilation effective des surfaces agricoles concernées ;
-    De renforcer la capacité de contrôle au sein des autorités compétentes  en matière d’environnement et d’aménagement du territoire ;
-    De contrôler strictement la capacité d’entreposage et d’épandage d’engrais de ferme des exploitations agricoles disposant de grands effectifs en animaux de rente et de garantir que cette capacité correspond au nombre de places d’étable existantes et non au nombre de bêtes sur l’exploitation au moment du contrôle ;
-    De sanctionner sévèrement les contraventions avérées à la législation sur l’environnement et la nature ;
-    De favoriser une commercialisation de produits de proximité respectueux de la nature et de l’environnement.

Interpellation déposée au Grand Conseil

Dans l’immédiat, nous déposons une interpellation demandant au Conseil d’Etat des éclaircissements sur la procédure de permis de construire hors zone à bâtir, en prenant l’exemple de la nouvelle ferme du Pré Monsieur à Môtiers, en particulier :
-    comment une étable de plus de 300 places a pu être construite sur la base d’un permis de construire pour une étable de 175 places,
-    quelles garanties ont été fournies - tel que l’exige la loi fédérale sur la protection des eaux –  concernant les surfaces d’épandages de lisier pour la totalité de la capacité d’accueil de bétail à la ferme de Pré Monsieur, et
-    dans quel délai le Conseil d’Etat entend-il appliquer les recommandations de la Conférence des directeurs cantonaux de l’agriculture concernant l’ «Harmonisation des dispositions d’exécution relatives à la protection des eaux» (CDA 1995) ?

Les Verts élisent une nouvelle coprésidente et présentent leurs listes fortes de 115 candidat-e-s pour les élections communales

A l’occasion de leur Assemblée générale, ce samedi 24 mars 2012, les Verts neuchâtelois ont élu Clarence Chollet à la coprésidence ; elle rejoint ainsi Fabien Fivaz à la tête du parti cantonal. Les Verts ont également présenté leurs listes pour les élections communales : au total 115 candidat-e-s dans 15 communes. Par ailleurs, le site internet des Verts a fait peau neuve.

Clarence Chollet, nouvelle coprésidente

Réunis en Assemblée générale ce samedi 24 mars 2012, les Verts neuchâtelois ont élu Clarence Chollet à la coprésidence du parti cantonal. Elle partage désormais cette fonction avec Fabien Fivaz, en place depuis juin 2009, et qui assumait seul la présidence du parti depuis le départ de Veronika Pantillon en novembre 2011. Clarence Chollet, 27 ans et secrétaire régionale du WWF Jura, a présidé les Jeunes Vert-e-s Neuchâtel durant 2 ans, elle est également membre du Bureau des Verts suisses et du comité des Global Young Greens. Clarence Chollet, membre des Verts neuchâtelois depuis 2006, désire resserrer les liens entre les différentes sections locales et travailler à l’élargissement de l’électorat vert dans le canton. Ses thèmes de prédilection sont notamment la mobilité et l’aménagement du territoire, de par ses études en urbanisme, ainsi que l’égalité et la participation des jeunes en politique.

Elections communales: 115 candidat-e-s dans 15 communes

Pour les élections communales, les Verts présenteront 115 candidate-e-s dans 15 communes. Avec 53 femmes et 62 hommes, les Verts démontrent que la parité femmes-hommes n’est pas qu’un discours. Des listes vertes seront déposées dans 10 communes, et dans 5 autres communes des candidat-e-s Verts se présenteront sur la liste PS ou sur une liste communale de gauche. Les Verts ont ainsi augmenté leur présence en comparaison avec les élections communales de 2008, pour lesquelles ils avaient présenté 94 candidat-e-s dans 10 communes. Les Verts présentent des candidat-e-s pour les exécutifs des communes de Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds, Le Locle et Corcelles-Cormondrèche. Leur but est d’augmenter le nombre d’élu-e-s Verts dans les législatifs, de faire leur entrée dans les exécutifs des villes des Montagnes et de conserver le siège en vile de Neuchâtel. Qualité de vie, mobilité durable, efficience énergétique et solidarité sont au centre de leur programme.

Nouveau site internet

Par ailleurs, le site internet des Verts a fait peau neuve : une nouvelle présentation plus dynamique et interactive permettra aux citoyen-ne-s internautes de s’informer plus aisément sur les positions et les activités des Verts au niveau cantonal et local.


Le Festival du Film Vert déménage !

Après trois premières éditions à Couvet, cette année le Festival du Film Vert se déroulera à Neuchâtel, au Théâtre du Pommier, le samedi 17 mars 2012.

La 7ème édition du Festival du Film Vert se déroulera du 9 au 18 mars 2012 dans 21 localités de Suisse romande et, pour la première fois, dans une localité française (Ferney-Voltaire). Le Festival, qui prend de l’importance d’année en année, a pour but de présenter des documentaires de qualité sur les questions d’actualité liées à l’environnement et à l’écologie.

Le programme se présente varié et ouvert aux petits comme aux grands. Au delà de la prise de conscience face à la crise écologique, le Festival s’attache particulièrement à ouvrir la discussion afin de montrer les alternatives et solutions, souvent initiées par des groupements citoyens.

Le programme

Le renard et l’enfant

Le matin, le Festival fera honneur aux enfants avec le film « Le renard et l’enfant », de Luc Jacquet. Une fabuleuse histoire d’amitié entre une petite fille et un renard, qui sera l’occasion pour les petits et les grands de découvrir une nature sauvage et secrète.



La reine malade

En début d’après-midi, « La reine malade » de Pascal Sanchez, raconte l’histoire d’Anicet Desrochers, un apiculteur québécois qui rêve d’une apiculture durable. Alors que les colonies d’abeilles subissent une hécatombe à l’échelle planétaire, il travaille à faire la preuve par l’exemple que d’autres modèles agricoles sont possibles. Ce documentaire fait découvrir un métier fascinant, tout en cherchant à comprendre les raisons d’un désastre dont les conséquences menacent les fondements même de l’agriculture.


Le bonheur était dans le pré

Le film « Le bonheur était dans le pré » de Thomas Wüthrich, nous entraînera sur les traces du tarier des prés, un petit oiseau en voie de disparition, dont le destin est intimement lié à celui des paysans, eux-mêmes menacés par des impératifs économiques. Réalisé en plein cœur de la Gruyère, ce documentaire pose un regard poignant sur un conflit moderne dont la portée dépasse largement les montagnes suisses.


Villes en transition

En fin d’après-midi, « Villes en transition » de Chris Wasten, donnera la parole au mouvement des villes et communautés en transition. Face à des grandes problématiques comme le changement climatique et le pic pétrolier, des groupes de citoyens, un peu partout sur la planète, se sont formés afin d’augmenter la résilience de leurs communautés. La relocalisation de l’économie, l’agriculture biologique, l’organisation des transports et de l’aménagement du territoire constituent les principales voies de transformation investies par ce mouvement. Ce film sera suivi d’une discussion avec le public.


L’enfer au paradis

En début de soirée, « L’enfer au paradis » de Franck Garbely, dressera un état des lieux des agrocarburants ou comment la culture excessive du palmier africain, une plante destinée à la production d’énergie, a transformé la vie des habitants d’une province colombienne : populations déplacées, massacrées, affamées. C’est l’histoire d’une guerre économique moderne et sans pitié.


Dirt !

Enfin, le documentaire « Dirt ! » de Bill Benenson et Gene Rosow clora le Festival. Le sol tient la vedette de ce film qui met en lumière les impacts environnementaux, économiques, sociaux et politiques sur la terre. Des experts du monde entier démontrent comment on peut exploiter la beauté et la force de la terre dans une relation respectueuse et mutuellement bénéfique entre l’homme et le sol. L’histoire de la matière la plus précieuse de la planète, berceau de fertilité pourtant dévalorisé, depuis ses origines jusqu’à sa dégradation actuelle.

Le programme complet et de plus amples informations sur tous les films sont disponibles sur www.festivaldufilmvert.ch

Les Verts regrettent le lancement du référendum contre la loi sur l’approvisionnement en électricité

Les Verts regrettent le lancement du référendum contre la loi sur l’approvisionnement en électricité par la droite du canton et certains milieux économiques (CNCI, UNAM). Ils le considèrent comme une perte de temps et d’argent dans une période où les défis énergétiques et climatiques se font de plus en plus pressants.

Les Verts souhaitent rappeler que cette loi était réclamée par toutes les communes qui ont besoin d’une base légale pour continuer à prélever les redevances qu’elles perçoivent déjà (à l’exception de Boudry, Cornaux, Cortaillod, Le Landeron, Saint-Blaise et Peseux qui n’en perçoivent pas, ayant leur propre réseau qui génère quelques bénéfices). Il en va de l’autonomie des communes, autonomie que la droite semble contester.

L’autre élément de cette loi qui est contestée par les référendaires, est l’alimentation régulière de 5 millions par année du fonds cantonal de l’énergie par une taxe de 0.5ct/kWh, soit moins de 1.- franc par habitant et par mois. Ce fonds doit permettre de financer durablement les aides que le canton octroie déjà partiellement à tous les consommateurs du canton qui souhaitent s’engager dans les économies d’énergie ou la production d’énergie renouvelable.

Les subventions cantonales sont généralement bien perçues par les propriétaires et les locataires comme par les artisans du canton qui y voient un dopage de l’économie locale et une réduction de leur facture énergétique.

Notre canton est très tributaire des énergies, par exemple chaque fois que le mazout et la benzine augmentent simultanément de 1ct, il en coûte 3,5 millions supplémentaires par année aux Neuchâtelois. Un effort doit donc être entrepris collectivement pour réduire cette dépendance.

Les Verts ne doutent pas que les Neuchâteloises et les Neuchâtelois saisiront leur intérêt à voter cette loi et ne comprennent pas qu’une loi proposée par un Conseil d’Etat de droite et édulcorée par le Grand Conseil puisse être combattue par le PLR, l’UDC et le PBD. Les Verts regrettent qu’une fois de plus des enjeux aussi importants que ceux de l’énergie ne puissent rassembler tous les camps politiques.

Changement dans la présidence des Verts neuchâtelois

A l’occasion de l’Assemblée générale du 26 novembre 2011, Veronika Pantillon s’est retirée de la co-présidence des Verts neuchâtelois, qu’elle partageait avec Fabien Fivaz. Ce dernier assure seul la présidence du parti, jusqu’à la prochaine assemblée générale. Il sera alors rejoint par un-e nouveau-elle co-président-e.

Veronika Pantillon a rempli la fonction de co-présidente des Verts neuchâtelois de juin 2009 à fin novembre 2011. Durant ces deux années et demie à la tête des Verts, elle a participé à l’évolution de la structure et de l’organisation du parti avec la création des sections du Littoral et du Val-de-Ruz, la nouvelle organisation du comité cantonal et du bureau cantonal, ainsi que la réalisation d’une plateforme de communication interne. Durant sa co-présidence, elle a également assumé la responsabilité de deux campagnes électorales cantonales et de la campagne pour les élections fédérales. Grâce à sa formation de juriste et à ses qualités personnelles, elle a rempli avec beaucoup de professionnalisme la fonction de co-présidente du parti. Aujourd’hui, elle se retire de la présidence, mais elle continue à s’engager au sein des Verts à travers ses mandats de conseillère générale et de députée au Grand Conseil.

Les Verts neuchâtelois remercient chaleureusement Veronika Pantillon pour son précieux travail et son engagement.

Fabien Fivaz, en fonction depuis 2009 également, assure provisoirement seul la présidence du parti. Il sera rejoint par un-e nouveau-elle co-président-e qui sera formellement élu-e lors de la prochaine assemblée générale des Verts neuchâtelois, qui se tiendra au mois de mars 2012.

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