Sortie rapide du nucléaire pour accélérer le tournant énergétique

Vendredi 16 novembre 2012, une vaste alliance a déposé l’initiative pour la sortie du nucléaire lancée par les Verts. L’initiative revendique l’interdiction de nouvelles centrales nucléaires, une durée maximale d’exploitation des centrales existantes ainsi qu’un tournant énergétique tablant sur moins de consommation et plus d’efficience énergétique et d’énergies renouvelables. L’initiative est d’autant plus nécessaire que la stratégie énergétique 2050 du Conseil fédéral, tout en interdisant de nouvelles centrales, ne fixe aucune limite à l’exploitation des centrales existantes, ce qui retarde le tournant énergétique.

Ce vendredi 16 novembre 2012, une vaste alliance d’organisations antinucléaires a déposé auprès de la Chancellerie fédérale quelque 125’000 signatures en faveur de l’initiative pour la sortie du nucléaire. Lors de la conférence de presse, la co-présidente des Verts, Regula Rytz, a déclaré : « Nous sommes très heureux que nos revendications aient trouvé un si large soutien. Notre initiative nous donne les moyens d’améliorer la stratégie énergétique de la Confédération dans le sens où nous le souhaitons ».

S’appuyant sur les scénarios énergétiques que les Verts ont élaboré, Bastien Girod, leur vice-président, a montré combien l’initiative est nécessaire et réalisable. De plus, il a démontré que la sortie du nucléaire d’ici 2029 est réaliste, à condition d’éliminer enfin les blocages et encourager réellement les énergies renouvelables et l’efficience énergétique. Concernant les coûts, il a précisé : « La sortie du nucléaire est créatrice d’emplois. La Fondation suisse de l’énergie les estime à 85’000, dans toutes les régions suisses ». Bastien Girod a également relevé que la stratégie énergétique de la Confédération va dans la bonne direction. Mais, sans date butoir, le rééquipement continu des anciennes centrales nucléaires nécessitera beaucoup d’argent au détriment du tournant énergétique. Or, l’économie a besoin d’un signal clair pour investir dans un nouvel avenir énergétique.

Lena Frank, co-présidente des Jeunes Verts, a souligné l’importance historique de la sortie du nucléaire : « Les déchets nucléaires, c’est une dette énorme que nous laissons aux générations futures, elle ne doit pas augmenter ». C’est pourquoi il faut rapidement sortir du nucléaire.

Pour la présidente du Conseil de fondation de Greenpeace Suisse, Cécile Bühlmann, c’est une évidence : « Une limitation de la durée d’exploitation des centrales nucléaires est un gage de sécurité pour tous : la population, les autorités de surveillance, les instances politiques ainsi que les exploitants des centrales et leurs propriétaires ». A l’inverse, une exploitation illimitée signifie de gros risques résiduels et une insécurité dans la planification énergétique.

Pour Philippe de Rougemont, président de Sortir du nucléaire, l’industrie atomique a démontré sa faillite morale et technique. Les autorités ont décidé la sortie du nucléaire sans fixer de date de fermeture des centrales, c’est insensé. L’initiative comble cette lacune et fixe une exploitation maximale de 45 années à ne pas dépasser.

Ainsi que l’a relevé Brigit Wyss, co-présidente de Plus jamais de centrales nucléaires (Nie wieder AKW, NWA), la lutte dure depuis des décennies et a connu de nombreux succès. A titre d’exemple, l’initiative pour un moratoire sur les centrales nucléaires, lancée par NWA et acceptée par le peuple et les cantons en 1990. Brigit Wyss regrette cependant que cette pause de dix ans n’ait pas été mise à profit : « Cette fois nous ne céderons pas ».

Pour en savoir plus

Non aux durcissements de la loi sur l’asile

Les Verts soutiennent le référendum contre le durcissement de la loi fédérale sur l’asile. Le référendum a été lancé par les Jeunes Verts et d’autres organisations. Les Verts dénoncent en particulier la double suppression des demandes d’asile dans les ambassades suisses à l’étranger et de la désertion comme motif d’asile.

Quatre raisons de signer le référendum:

  • NON à la suppression des procédures d’ambassade: La possibilité de déposer une demande d’asile dans une représentation suisse à l’étranger est une alternative salutaire pour les personnes persécutées, permettant de leur éviter une entrée clandestine en Suisse. La suppression des demandes d’asile dans les ambassades suisses touchera les personnes les plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants, en les livrant aux mains des passeurs.
  • NON au refus aux objecteurs de conscience et aux déserteurs du statut de réfugié. La restriction apportée au statut de réfugié, en ne l’octroyant plus aux déserteurs, est contraire à la Convention relative au statut des réfugiés, qui fait dépendre ce statut de la seule existence d’une menace pour la personne. Pour les Verts, il est primordial que la notion de réfugié ne soit pas vidée de son sens.
  • NON à des «centres spécifiques». Les requérants «récalcitrants» peuvent désormais être hébergés dans des centres ressemblant à des camps. Cette formulation juridiquement imprécise ouvre grand la porte à l’arbitraire.
  • NON à la réduction des délais de recours: le Conseil fédéral peut désormais réduire de 30 à 10 jours le délai de recours contre une décision en matière de droit d’asile.
Téléchargez et signez la referendum ici !


L’initiative pour une Economie verte a abouti!

L’initiative pour une "économie verte" a été déposée le 6 septembre 2012 avec 110’000 signatures valables. Durant les trois dernières semaines, les Verts ont récolté 25’000 signatures dans la rue et les festivals. Ils ont ainsi démontré leur capacité de mobilisation et leur motivation.

Par cette initiative, les Verts associent leurs priorités écologiques avec leur vision du développement économique. Ils placent l’économie verte, adoptée lors du sommet de la terre, sur le devant de la scène politique.

Si tous les êtres humains avaient le même mode de vie que les Suisse, il faudrait TROIS planètes pour satisfaire les besoins de chacun. Notre pays vit sur un trop grand pied, et en dépit de sa petite taille, il contribue de manière disproportionnée à la destruction de l’environnement, au changement climatique et à l’épuisement des ressources naturelles.

L’initiative pour une économie verte veut changer tout cela. Elle vise une transformation de l’économie du "tout-jetable" vers une économie circulaire, c’est-à-dire une économie qui recycle ses déchets, plus équitable et plus respectueuse de l’environnement.


Initiative pour une économie verte

L’économie suisse fonctionne comme si nous disposions de trois planètes... Or nous n’en avons qu’une!

L’objectif de l’initiative populaire pour une économie verte est de réduire notre empreinte écologique à une seule planète d’ici à 2050. Notre économie du tout-jetable doit se transformer en une économie circulaire, qui revalorise ses émissions et ses déchets et réduit drastiquement gaspillage et pollutions. Pour y parvenir, l’initiative impose au Conseil fédéral une procédure crédible et met à sa disposition un choix d’instruments, par exemple des soutiens à la recherche, des critères écologiques pour les marchés publics ou des incitations fiscales positives.










5 bonnes raisons de signer l’initiative

  • L’avenir de l’économie est vert

Seule une économie verte est durable, grâce à des ressources renouvelables et des méthodes innovantes.
  • Un environnement intact et une meilleure qualité de vie

L’économie verte ménage l’environnement, pour notre bien-être et celui des générations futures.
  • Des emplois assurés

Une économie verte rend la Suisse plus compétitive et assure des emplois à long terme. Aujourd’hui déjà, elle procure 160’000 postes de travail à notre pays.
  • Un monde plus équitable

En réduisant sa consommation de ressources, la Suisse contribue à une meilleure répartition des richesses dans le monde.
  • Nous ne sommes pas les seuls à y croire !

La Confédération ainsi que des pays industrialisés comme la Finlande et le Japon utilisent déjà l’empreinte écologique pour mesurer leur consommation de matières premières.

L’initiative pour la sortie du nucléaire reste nécessaire!

Bien que le Parlement et le Conseil fédéral aient formellement décidé de sortir du nucléaire en 2011, nous n’avons actuellement aucune assurance que ce but sera effectivement réalisé.

  • Premièrement, le projet n’aura force de contrainte qu’à partir du moment où le Parlement l’aura traduit dans une loi correspondante, d’ici deux à trois ans.
  • Deuxièmement, il n’y a pas de date fixe pour la sortie. Doris Leuthard a mentionné 2035, mais elle a constaté en même temps que les centrales nucléaires pourraient au besoin continuer à fonctionner plus longtemps – à savoir, aussi longtemps qu’elles sont estimées « sûres ». Les anciennes centrales sont pourtant d’année en année plus sujettes aux accidents.
  • Troisièmement, parce que les changements législatifs exigent plusieurs années, les lobbies du nucléaire auront à maintes reprises l’occasion de diluer les exigences initiales et de permettre que le nucléaire revienne
    « par la petite porte ».

D’ici là, nous avons absolument besoin de l’initiative pour la sortie du nucléaire ! Signez-la dès maintenant !

<mai 2013>

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