Compte-rendu du Conseil général de Val-de-Travers du 12 mars 2018

L’Executif doit tenir compte des réalités communales


Lors du dernier Conseil Général de Val-de-Travers du 12 mars 2018, les Verts ont tenu à réagir au projet de révision du règlement sur le statut des conseillers communaux. Le Conseil Général a finalement renvoyé le projet en commission.

Les Verts de la commune rappellent que, d’après une enquête réalisée par la RTS fin 2017, le coût moyen d’un conseiller communal de Val-de-Travers s’élève actuellement à 12.40 CHF par habitant, ce qui est déjà très largement supérieur à la moyenne pour les villes romandes ayant une population comprise entre 10’000 et 15’000 habitants (8.- CHF) ! En actualisant les chiffres tels que projetés dans le nouveau règlement (soit une rémunération annuelle de l’ordre de 140’000.- CHF pour une population de 10’754 habitants), le coût moyen s’élèverait alors à Fr. 13.- par habitant !

Les Verts soulignent aussi que la situation financière et socio-économique de la commune est préoccupante. Plusieurs indicateurs sont au rouge, voire rouge vif: évolution démographique (diminution de 200 habitants en 2017), taux de chômage à 6,2% (contre une moyenne nationale à 3,2%), déficits financiers renouvellés d’année en année, etc. Nous ne devons pas péjorer davantage cette situation.

Selon les Verts, il existe enfin une marge de manœuvre pour améliorer le modèle actuellement en vigueur, et réaliser ainsi de substantielles économies de fonctionnement. Les Verts proposent de concentrer l’activité des conseillers communaux sur leurs fonctions politiques, et de confier les tâches administratives et techniques à des collaborateurs qualifiés et compétents.

VOUS TROUVEREZ, CI-DESSOUS, LE COMPTE-RENDU DE LA SÉANCE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU VAL-DE-TRAVERS DU 12 MARS 2018

  • Lire le compte-rendu au format pdf

3 élu-e-s Vert-e-s à Val-de-Travers !

Les Verts du Val-de-Travers remercient chaleureusement les citoyennes et les citoyens qui ont apporté leurs suffrages à nos candidat-e-s aux élections communales. Les résultats au Vallon, à l’instar de ceux obtenus pour d’autres communes dans le canton, permettent à notre groupe une progression qui nous réjouit à plus d’un titre, avec 8% des voix et le gain d’un troisième siège au Conseil général.

8% des voix pour les Verts

Nous considérons cette progression non seulement comme une reconnaissance du travail sans relâche accompli durant la législature qui s’achève, mais aussi comme un encouragement appuyé à poursuivre la voie pour atteindre les objectifs verts mis en avant durant la campagne.

Engagement responsable, respectueux et solidaire

Nos élu-e-s sauront à n’en pas douter se montrer dignes de la confiance accordée; ils continueront à s’engager avec enthousiasme et détermination pour agir de manière responsable, respectueuse et solidaire, afin de promouvoir un développement durable harmonieux de notre région au service de l’ensemble de la population.

Val-de-Travers: modification PAL Buttes et budget 2016

Retrouvez ici l’intervention des Verts à la séance du Conseil général du 7 décembre au sujet de la modification partielle PAL Buttes et du budget 2016 de la commune.

Lire le texte de l’intervention (pdf)

Val-de-Travers: activité du Conseil communal et avenir de la Robella

Retrouvez ici l’intervention des Verts à la séance du Conseil général du 9 novembre au sujet du taux d’activité du Conseil communal et de l’avenir du site de la Robella.

Lire le texte de l’intervention (pdf).

Val-de-Travers: la STEP en question

Retrouvez ici l’intervention des Verts à la séance du Conseil général du 28 septembre au sujet de la réhabilitation des STEP de Boveresse et de Travers ainsi que la création d’une nouvelle STEP à Noiraigue.

Lire le texte de l’intervention (pdf).

Val-de-Travers: Vente de la patinoire de Fleurier

Retrouvez ici l’intervention des Verts à la séance du Conseil général du 2 mars 2015 au sujet de la vente de la patinoire de Fleurier et du mandat de prestations pour les sports de glace.

Val-de-Travers: Budget 2015

Retrouvez ici l’intervention des Verts à la séance du Conseil général du 8 décembre 2014 au sujet du Budget 2015 et du coefficient fiscal.

Lire le document (pdf)

Site de La Robella

Intervention des Verts à la séance du Conseil général du 17 février 2014 au sujet du site de La Robella et de l’avenir du TBRC (coopérative du Télésiège Buttes- Robella–Chasseron Nord).

Lire le document (pdf)

Initiative communale pour interdire la prospection et l’exploitation de gaz de schiste

Le 24 juin 2013, le Conseil Général de Val-de-Travers a voté à l’unanimité le projet d’initiative communal pour interdire la prospection et l’exploitation de gisements d’hydrocarbures non-conventionnels, notamment le gaz de schiste dans le sous-sol neuchâtelois.

Voici l’intervention des Verts sur ce sujet.

Nous remercions le Conseil Communal pour ce rapport présenté à la dernière minute, et que nous allons bien entendu accepter, car c’est un premier pas dans la bonne direction. Tout comme nous tenons aussi à saluer les habitants de Noiraigue qui ont exprimé leurs préoccupations fondées et légitimes sur ce projet insensé, alors que le Conseil Communal se contente de qualifier leurs propos de grandes inquiétudes, d’émotion et de peurs. Cette mobilisation citoyenne à Noiraigue est encourageante, et nous espérons qu’elle fera en quelque sorte « tâche d’huile » auprès d’une majorité de vallonniers et au-delà de la Clusette.

Le Conseil Général et le Conseil Communal sont certainement déjà au courant de notre ferme opposition chez Les Verts à ce projet, cela a été relaté dans les médias. Mais puisque nous avons l’occasion de nous exprimer devant cette assemblée, nous tenons à vous faire part de plusieurs éléments et des raisons qui nous font dire que cet arrêté est nécessaire, mais néanmoins insuffisant pour éviter une catastrophe annoncée pour l’environnement, pour la population, pour la santé des vaches comme le disent certains, et probablement aussi pour l’économie actuelle du Val-de-Travers.

Bien sûr, on va encore nous taxer de tomber dans le catastrophisme et d’être des marchands d’angoisse, mais en l’occurrence les enjeux sont trop importants pour le développement socio-économique et la qualité de vie de la population de toute la région et du canton.

A nos yeux, cette déclaration comme quoi la commune s’oppose à un projet visant du gaz de schiste est certes bienvenue, mais elle ne doit pas occulter le risque que constitue l’ensemble du projet de forage à Noiraigue, qu’il s’agisse de la phase d’exploration ou de l’éventuelle exploitation de gaz conventionnel ou non-conventionnel, c’est-à-dire quelle que soit la technique utilisée.

Concernant l’initiative elle-même, elle mérite à notre avis quelques amendements - on devine qu’elle a été élaborée dans la précipitation -, nous y reviendrons par la suite si l’entrée en matière est acceptée. Mais à ce stade permettez nous de signaler que Les Verts, nous sommes prêts à lancer une initiative populaire cantonale afin d’interdire sur le territoire neuchâtelois les forages qui mettent en danger les ressources en eau potable ainsi que ceux destinés à l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non-conventionnels. Ceci bien entendu en cas d’une décision malheureuse de la part du Conseil d’Etat d’octroyer l’autorisation de forage.

Cette initiative des Verts est mieux ciblée et plus efficace que celle de la commune, car elle vise avant tout à préserver les nappes phréatiques contre les forages d’hydrocarbures, qu’il s’agisse de gaz de schiste ou de gaz conventionnel, que la méthode pour forer soit classique ou de la stimulation par fracturation.

Par ailleurs, vous savez certainement qu’un postulat a été déposé au Conseil national en mars 2013 par Mme Aline Trede, qui vise à évaluer les risques de la fracturation hydraulique voire à l’interdire pour l’ensemble de la Suisse, ce qui est déjà le cas dans les cantons de Vaud, Fribourg ou encore en France, et visant aussi à soumettre à un moratoire de dix ans sur l’exploration et l’extraction du gaz de schiste. Le Conseil Fédéral s’est déclaré favorable à ce postulat (réf. 13.3108 «Fracturation hydraulique en Suisse»).

Si l’arrêté proposé par le Conseil Communal a pour but d’apaiser certaines craintes sur des pratiques polluantes, comme c’est expliqué dans le rapport, nous sommes persuadés que cette mesure ne suffira pas à écarter les risques que fait courir le projet de Noiraigue sur différents volets, qu’ils soient d’ordre technique ou économique.

Sur le plan économique, le principal argument mis en avant par les promoteurs est que la région pourrait bien décrocher un miraculeux jackpot, avec des centaines de millions de royalties et d’impôts à la clé et la création de dizaines d’emplois. Au risque de tomber dans la caricature, on imagine aisément de riches spéculateurs anglo-saxons, apôtres de l’ultralibéralisme sauvage, débarquant dans les territoires de l’Ouest neuchâtelois avec leurs valises pleines de pétrodollars – ou plutôt de gazodollars – et leurs beaux miroirs aux alouettes.

Dans un rapport confidentiel interne à la compagnie Celtique et destiné aux investisseurs, le Val-de-Travers y est qualifié de «région économiquement déprimée». Cette attitude est particulièrement offensante envers la population ainsi que les acteurs du développement économique et du dynamisme dont fait preuve la région depuis plusieurs années. On a pu encore constater ce dynamisme voici 2 semaines, avec la visite au Vallon des responsables du développement régional provenant des quatre coins de Suisse.

Les comptes de la jeune commune sont dans les chiffres noirs depuis sa naissance. Nous estimons que la région est en mesure de faire face aux défis et qu’elle se porte relativement mieux qu’auparavant, et qu’en tout cas la solution n’est pas de s’en remettre à une compagnie qui s’avère être une véritable nébuleuse, très active dans l’exploitation du gaz de schiste aux USA et financée par des fonds d’investissements ayant des ramifications au Delaware et les îles Caïman, connus pour être des paradis fiscaux.

Il faut dire clairement à ces promoteurs venus d’outre-Manche et d’outre-Atlantique que, du moins à notre connaissance, le Vallon n’est pas à vendre ! Les propos de nombreux habitants à ce sujet sont heureusement rassurants.

On peut admettre que l’image de la région à l’extérieur n’est pas encore des plus brillantes ; mais avec la venue d’un tel projet gazier, l’attractivité sur le plan démographique et économique sera anéantie pour de nombreuses années. Pour rappel, on a accepté en début d’année d’investir un 1 Mio. de francs pour du marketing territorial, justement afin d’améliorer notre image et de pouvoir attirer de nouveaux habitants et de nouvelles entreprises, mais sans que cela porte préjudice à ceux qui sont déjà installés et qui ont déjà investis. C’était une demande de crédit du Conseil Communal, portée par un certain Jean-Nat Karakash, et que le Conseil Général avait accepté à l’unanimité, je crois. Autant dire que si le projet gazier obtient les autorisations de démarrer, ce crédit sera de l’argent publique jeté par les fenêtres.

Les eaux souterraines et les captages dans les Gorges de l’Areuse totalisent quelques 11 Mio. de mètres cubes distribués chaque année dans les ménages du canton. La valeur de cette ressource n’est pas anodine, loin s’en faut ; à quelques 2 Fr. le m3, cela représente déjà une valeur de plus de 20 Mio. de francs. Mais cette donnée ne semble pas entrer dans les préoccupations des promoteurs, qui ne s’intéressent eux qu’à des montants en centaines de millions ou milliards de dollars.

Comme vous le savez, les villes de Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds sont fermement opposées à ce projet, car le moindre risque constitue une menace sur l’approvisionnement en eau potable pour plus de 110’000 habitants. Même si le risque qu’une pollution des aquifères survienne était faible, il est inadmissible et inacceptable. Les conséquences d’un incident sur une denrée vitale pour 2/3 de la population du canton seraient graves et probablement irréversibles.

Une autre conséquence financière que nous pourrions avoir à subir et que nous devons éviter : le coup de grâce à la péréquation intercommunale, qui permet à la commune de bénéficier de quelques 5 Mio. Fr. par année au titre de la solidarité entre communes et sans laquelle nos comptes seraient au rouge vif. Si le Conseil d’Etat ou le Conseil Communal acceptaient de mettre en péril ces ressources, en dépit de l’opposition des autres villes et communes qui prélèvent leur eau potable dans les Gorges de l’Areuse, qu’adviendra t-il de cette contribution indispensable pour notre équilibre financier ? Certes il n’y pas de lien direct de causalité, mais le cas échéant, le maintien de cette contribution de solidarité nous paraîtrait bien compromis.
 
Les promoteurs invoquent la création de nombreuses places de travail, jusqu’à plusieurs dizaines, de « bons emplois directs, indirects et induits » selon les termes du lobbyiste Thomas Borer que je salue ce soir. Alors que dans le rapport confidentiel de Celtique, il est écrit que l’exploitation d’un forage n’engendrerait que peu d’emplois. Alors qui croire ? Probablement que les deux ont raison ! Car en fait le nombre d’emplois est directement proportionnel au nombre de forages !
En effet Celtique Energie parle du nombre d’emplois pour chaque puits en exploitation, qui est de l’ordre de 1 poste par puits, tandis que M. Borer anticipe déjà sur la suite avec plusieurs puits, en expliquant qu’il y aurait des dizaines de jobs, c’est-à-dire grâce à des dizaines de forages !

Veut-on vraiment laisser la porte grande ouverte à un projet aussi insensé ? Si rien n’est fait pour le stopper net avant même qu’il ne démarre, on pourrait se retrouver face à une multitude de puits disséminés entre Noiraigue et Couvet, et par conséquent avec une multiplication des nuisances et des risques pesant sur nos ressources en eau.

Quant à l’impact sur les activités touristiques, nul besoin d’être devin pour imaginer les conséquences négatives pour une région qui se profile comme le poumon vert du canton. Nous doutons sérieusement qu’un paysage parsemé de derricks soit encore de nature à attirer par exemple quelques 50’000 visiteurs par an au Creux-du-Van.

On peut aussi mentionner l’effet à la baisse sur la valeur foncière des parcelles à proximité du forage, ou encore le stockage de gaz en profondeur, histoire de spéculer sur le cours des hydrocarbures et de chercher encore à faire du fric, même si cela induit un risque supplémentaire pour les eaux souterraines. Celtique communique beaucoup mais ne parle pas des garanties financières dont elle disposerait pour couvrir, en cas d’accident, les frais d’une dépollution. C’est alors les collectivités qui devraient assumer à leur place, selon le bon adage ultralibéral «privatisons les bénéfices et cantonalisons les risques». Toutes ces raisons nous font dire qu’il faut refuser fermement ce plan de «fracking» économique.

Concernant les aspects plus techniques du projet, Celtique Energie affirme qu’elle ne convoite que le gaz conventionnel qui pourrait se trouver dans les grès du Buntsandstein, à 2300 m. de profondeur, et qu’en aucun cas il ne s’agirait de gaz de schiste ni de fracturation hydraulique. Sans même entrer dans les détails des rapports confidentiels de Celtique que nous avons pu consulter, - et que nous tenons à disposition des autorités -, nous ne partageons pas du tout cette manière simpliste et incomplète de présenter l’affaire.

Au sujet de la probabilité de trouver du gaz, le rapport d’information du CE de juin 2010 mentionne une chance sur 10, mais en décembre 2012 sur la RTS, M. Borer avance même le chiffre de 50% ! Ce dernier chiffre nous paraît des plus fantaisistes, sauf ... sauf bien sûr si on prend en considération le potentiel de gaz non-conventionnel.

Il est intéressant de tirer des parallèles riches d’enseignements avec le projet de forage profond à Noville, mené par Petrosvibri. Déclarant aussi ne rechercher que du gaz conventionnel; cette entreprise l’avait présenté avec une probabilité d’en trouver de 20%.  Résultat des courses à Noville : aucune poche de gaz conventionnel. Mais ô surprise, c’est bien du gaz non-conventionnel qui a été trouvé, sous la forme de « tight gas » ou gaz serré, c’est-à-dire dans des grès de faible porosité, et qui nécessite de la fracturation hydraulique ou une forte stimulation pour son extraction.

Dans à peine un mois, Petrosvibri devrait déposer une demande de permis auprès des autorités vaudoises pour procéder une phase de tests et d’essais. L’objectif : extraire ce gaz non-conventionnel par une méthode de stimulation, qui n’est autre qu’une fracturation, qu’elle soit hydraulique, sismique ou avec du propane liquide. Mais quelque soit la méthode qui serait testée, le but sera bien de fracasser le sous-sol.

Selon le rapport du CE, le forage exploratoire pour Noiraigue comporte aussi ces 2 étapes successives : la phase de forage proprement dit, puis une phase d’essais et d’analyses, qui aura pour but de déterminer la faisabilité technique pour l’extraction du gaz supposé et la rentabilité économique. Le forage serait effectué de manière classique, avec le type rotary, mais les méthodes d’essais qui seront employées lors de la seconde phase ne sont pas précisées, et pour cause puisque personne n’est en mesure de dire sous quelle forme se trouverait le gaz.

Mais le cas de Noville nous montre non seulement que les chances de trouver une poche de gaz conventionnel sont en réalité très faibles, mais surtout que la probabilité d’être en présence de gaz non-conventionnel, que ce soit du gaz de schiste ou du « tight gas », est bien plus forte, ce qui signifie par conséquent l’emploi de la fracturation déjà en phase exploratoire.

Au sujet des risques pour l’environnement et pour les eaux souterraines, les promoteurs communiquent tous azimutes et surtout en pratiquant la méthode Coué, comme quoi les risques induits par un forage classique sont minimes, et ils cherchent à les minimiser davantage avec les études récentes de modélisation 3Dimensions et de simulation de la circulation des eaux.

Nous sommes convaincus que ces études complémentaires, aussi détaillées soient-elles, ne permettront pas d’exclure totalement le risque de pollution inévitablement engendré par un forage de cette ampleur. Au mieux elles permettront de mieux cerner ce risque, mais il est évident qu’un risque subsiste, d’autant plus qu’on se trouve en milieu karstique, avec tout un réseau de fractures naturelles, de grottes, de cavernes et de failles.

Dans un milieu aussi vulnérable, le risque de pollution pour les eaux que présente un forage quelconque, qu’il soit pour une exploration ou pour une exploitation, est simplement inacceptable. C’est assurément le pire endroit qui pouvait être choisi dans tout le canton.

De son côté Celtique nous garantit un forage pleinement sécurisé, avec un tubage multiple en acier et des joints cimentés afin de protéger les aquifères. Mais dans les faits, de tels forages sont régulièrement confrontés à des difficultés, des incidents voire des accidents.

Une fois de plus le cas de Noville est assez instructif à cet égard : par exemple on peut mentionner une destruction de la tête de forage, allant jusqu’à son abandon dans les profondeurs, un changement forcé du tracé initialement planifié, et le besoin de traiter des boues contenant des produits chimiques non conformes. Ces propos sont tenus par M. Petitpierre, dirigeant de Petrosvibri, et datant de juillet 2010 (bulletin ARPEA n° 245). On a même entendu que des explosifs auraient été employés pour tenter de dégager le trépan.

Nous enjoignons donc le Conseil d’Etat, le Conseil Communal et tous les responsables politiques et administratifs dans ce dossier à se renseigner de manière approfondie auprès de leurs homologues vaudois sur le déroulement détaillé du forage à Noville, y compris sur les incidents et les essais prévus, car il ressemble beaucoup à celui dont Celtique veut nous gratifier.

On a donc plutôt l’impression qu’avec ce type de projet les promoteurs cherchent à tous nous … entuber. Veuillez excuser mon vocabulaire grossier, mais c’est juste pour que les personnes concernées prennent conscience qu’il faut éviter de commettre une grosse … erreur.

Les autorités politiques et administratives savent parfaitement que face à ce projet insensé, le risque zéro existe : il ne faut pas faire de forage ! Il s’agit bien de la seule attitude à suivre, conformément au principe de précaution. Toute autre décision serait irresponsable. Car la véritable richesse du sous-sol de la région, en quantité et en qualité, ce sont ses eaux souterraines.
 
Merci de votre attention.

Projet de forage à Noiraigue : quels risques ?

Samedi 1er juin 2013

Cinéma Colisée, à Couvet

« La malédiction du gaz de schiste »

16h30Projection du documentaire de Lech Kowalski • première en Suisse • entrée gratuite

Notre eau potable menacée...

17h45Table ronde publique « Projet de forage à Noiraigue : quels risques ? »

La compagnie Celtique Energie prévoit un forage pour chercher et exploiter des hydrocarbures situés dans le sous-sol de Noiraigue. Or, c’est dans cette région qu’est captée l’eau potable qui approvisionne 70% de la population du canton de Neuchâtel, en particulier des villes de Neuchâtel et de La Chaux-de-Fonds. Quels sont les enjeux liés à ce projet de forage? Quels sont les risques pour les ressources en eau potable? Qui se cache derrière Celtique Energie? Quel type de forage est prévu? Est-il question de gaz de schiste?

Afin de répondre à ces questions et dans le but d’informer la population, les Verts vous invitent à une table ronde publique, avec la participation de:
  • Pierre-Olivier Aragno, hydrogéologue, délégué à l’environnement, à la mobilité et au développement durable de la Ville de Neuchâtel
  • Roland Stettler, ancien chimiste des eaux et délégué à l’environnement de la Ville de Neuchâtel
  • Bertrand Valton, expert du milieu souterrain, Fédération Française de Spéléologie
  • Christine Monnet, membre du Collectif du Haut-Bugey (FR) "Non aux forages d’hydrocarbures"
  • Anne Mahrer, députée verte au Grand Conseil genevois
  • Sergio Santiago, géologue, conseiller général vert à Val-de-Travers
  • Fabien Fivaz, député vert au Grand Conseil neuchâtelois
Modératrice: Clarence Chollet, coprésidente des Verts neuchâtelois

Télécharger le document au format pdf

null

Rencontre-apéritive avec les candidat-e-s de la Gauche plurielle

Les Verts, le PS et le POP du Vallon organisent une rencontre-apéritive avec les 5 candidat-e-s de la Gauche plurielle au Conseil d’Etat :

Dimanche 24 mars 2013, de 11h-11h45
Au restaurant les Six-Communes à Môtiers
Entrée libre, ouverte à toutes et à tous


Avec la participation de :
  • Patrick Herrmann,
  • Monika Maire-Hefti,
  • Nago Humbert,
  • Jean-Nat Karakash,
  • Laurent Kurth.
N’hésitez pas à venir discuter avec eux et poser vos questions.


Réponse à la motion NeuchEole

Deux ans après le dépôt de la motion, nous revoici donc à Boveresse pour le rapport et l’arrêté concernant NeuchEole. Nous remercions le CC et la fiduciaire pour ce rapport, qui décrit la situation neuchâteloise actuelle sur le dossier éolien, et qui nous propose clairement la création d’une structure fédérant les collectivités publiques afin de devenir un partenaire important en vue de l’exploitation de cette source d’énergie.

Nous n’avons pas la naïveté de penser que l’éolien est la solution pour sortir du nucléaire et atteindre l’autonomie énergétique, mais nous croyons qu’elle en fait partie tout comme le photovoltaïque, la géothermie, le bois, le biogaz, l’hydraulique, et surtout une meilleure gestion de notre consommation, qui passe par une ferme volonté de traquer le gaspillage et par les économies d’énergie.

Les Verts, nous soutenons une politique éolienne faisant prévaloir l’intérêt général et qui soit respectueuse des habitants proches des parcs éoliens, du paysage et des milieux naturels. L’implantation vraisemblable d’ici quelques semestres de parcs éoliens demande que cela se fasse de manière planifiée, progressive, et respec¬tueuse de normes adéquates concernant les distances aux lieux d’habitation. Après le premier parc, il faudra analyser la situation pour pouvoir en tirer les leçons.

Ce projet se veut le contre-exemple de ce que nous voyons se passer dans le canton du Jura, où priment les intérêts privés, où les habitants des villages et des Communes se retrouvent divisés sur le sujet des éoliennes, où les versements de sommes d’argent ressemblent plus à un système mafieux de graissage de mains qu’à de justes rétributions, où les personnes qui subissent des nuisances ne sont pas celles qui sont indemnisées, où il manque une réelle conduite coordonnée des projets, où le doute persiste de savoir si les politiciens impliqués dans ces projets travaillent plus pour leurs propres intérêts que pour ceux de la population.

A Neuchâtel, les signes émis par le Conseil d’Etat sur le sujet ne sont pas là pour nous rassurer. Les enjeux financiers sont importants, les promoteurs n’attendent que les feux verts de l’autorité cantonale pour déposer leurs demandes de permis d’implanter les parcs éoliens. A nous de leur montrer que nous voulons aussi être des acteurs incontournables de ces projets. C’est pourquoi nous tenons vraiment à ce que NeuchEole ait une participation majoritaire dans chaque projet en cours, ou au moins qu’elle puisse bloquer toute décision qui n’irait pas dans le sens de l’intérêt général et des communes.

On a pu lire ici et là que la création de cette société serait un déni de démocratie, puisque l’initiative intitulée «Avenir des crêtes, au peuple de décider» est pendante. Pour nous, il est indispensable que la population puisse s’exprimer sur le sujet.

Cependant, le fait que NeuchEole se créé maintenant va justement permettre à des mains publiques d’être prêtes au lendemain de la votation, et de jouer un rôle régulateur dans la jungle juteuse de la production énergétique. En dernier recours, si le souverain de ce canton venait à décider que le sacrifice des crêtes ne se justifie pas et qu’il vaut mieux refuser l’éolien, chacun récupérera ses billes à ce moment-là, sans qu’une seule commune ne soit lésée ni mise sur la paille.

Sur les principes, les objectifs généraux et les motivations indiqués pour créer cette société, nous nous y retrouvons donc tout à fait. En particulier, les conclusions du rapport répondent de manière satisfaisante à nos préoccupations pour chercher à concilier des intérêts divergents, raison pour laquelle nous allons accepter le classement de la motion ainsi que l’arrêté pour créer NeuchEole et la contribution financière de Val-de-Travers avec les autres villes.

Concernant la structure proposée, c’est-à-dire une société anonyme avec des participations aux sociétés d’exploitation, ce n’est pas exactement celle que nous avions envisagée. En effet nous estimons que l’intérêt d’exploiter directement l’énergie éolienne par une société intercommunale est double : d’une part les collectivités publiques pourront avoir une meilleure maîtrise sur la production d’un bien essentiel, donc une autonomie et une plus grande sécurité d’approvisionnement en énergie propre, ainsi que des prix plus justes.

Vu le refus d’une loi cantonale sur l’énergie éolienne par le Grand Conseil et qu’aujourd’hui tous les sites retenus par le canton sont réservés par des développeurs étrangers au canton, la création de NeuchEole est le dernier moyen que nous avons pour garder une maîtrise sur l’exploitation de cette énergie. En tous cas, nous n’avons pas entendu de proposition plus avancée.

Compte tenu des moyens financiers disponibles, cette forme représente néanmoins une solution qui se veut pragmatique et réaliste. C’est lors de l’élaboration des statuts de NeuchEole que devront être discutés et affinés les objectifs et les modalités des engagements financiers.

Pour terminer, permettez-nous encore quelques remarques. Refuser la création de NeuchEole signifierait à notre avis donner plusieurs signaux politiques particulièrement négatifs :

  • Le CG de Val-de-Travers ne serait pas prêt à prendre ses responsabilités pour sortir du nucléaire d’ici 2030
  • Le CG préférerait laisser carte blanche aux promoteurs privés, qui auront tout loisir d’imposer leur bon vouloir concernant les redevances et les su-sucres aux communes, qui dès lors se retrouveront fort démunies pour résister à la voracité des investisseurs
  • Enfin, la tentation pour Val-de-Travers de vouloir partir seul accompagné d’un promoteur, mais sans les autres villes dans une sorte de « alleingang », serait irresponsable. Le manque de coordination et de vision suprarégionale serait pour nous synonyme de massacre annoncé du paysage. Rappelons qu’autour des crêtes du Vallon, les projets des promoteurs totalisent plus de 100 mâts. Le Vallon risquerait alors de devenir un véritable ghetto éolien, que notre seule commune n’est pas en mesure d’éviter sans l’appui des autres villes

En revanche, accepter ce soir la création de NeuchEole est à nos yeux une réponse pour que la commune agisse de manière responsable, respectueuse et solidaire.

Pour Les Verts au Conseil Général

Sergio SANTIAGO

Polluants dans les bâtiments communaux : amiante, radon et PCB

Interpellation du groupe Les Verts à l’attention du Conseil Communal au sujet de Polluants dans les bâtiments communaux : amiante, radon et PCB


Certains bâtiments communaux sont susceptibles d’être pollués par de l’amiante, du radon ou des PCB (polychlorobiphényles). Nous demandons au Conseil communal qu’un diagnostic sur ces polluants soit établi pour tous les bâtiments scolaires, les crèches et les locaux administratifs et publics, en particulier avant toute rénovation ou nouvelle affectation.

Nous avions déjà adressé le 2 juillet 2009 une correspondance au Dicastère des bâtiments au sujet des polluants dangereux, à savoir le radon, l’amiante et les PCB (cf. annexe). En résumé, nous demandions que les investigations à mener pour évaluer l’état des bâtiments prennent aussi en compte la problématique de ces polluants, qui peuvent engendrer de graves maladies. En effet, la commune se doit de connaître «l’état des lieux» en la matière pour tous les bâtiments scolaires, les crèches et les locaux administratifs et publics de Val-de-Travers.

Les autorités communales ont accepté de centraliser plusieurs services et dicastères sur un même site à Couvet, constitué de l’Hôtel de ville et de l’ancien collège (″Collège 2″), ce dernier devant faire l’objet de rénovations. Le projet initial prévoyait même de regrouper la bibliothèque communale, la ludothèque et la médiathèque dans les locaux anciennement occupés par la SEVT (″Collège 3″). Or ce bâtiment figure au cadastre des sites pollués, comme «site pour lequel on ne s’attend à aucune atteinte nuisible ou incommodante»; les activités de la SEVT ont très probablement impliqué des manipulations avec des transformateurs et des condensateurs électriques, contenant des PCB.

Par ailleurs, les informations disponibles font état notamment du flocage d’amiante au plafond dans le hall d’entrée de la salle de spectacles à Couvet, qui devra être assaini.

C’est pourquoi il nous paraît indispensable d’ausculter l’ensemble des bâtiments communaux ″sensibles″ aussi sous l’angle de la protection des futurs occupants et visiteurs face à ce type de substances dangereuses et de polluants sournois :

  • La situation est-elle connue avec suffisamment de précision ?
  • Peut-on s’en satisfaire ?
  • Faudra-t-il envisager des mesures de confinement ou des assainissements des locaux trop pollués ?
  • Des mesures de prévention sont-elles prises à l’heure actuelle ?
  • Les autres responsables et personnes concernées sont-ils correctement informés de la situation ?
  • Les rénovations seront-elles menées «dans les règles de l’art» ?

Seul un diagnostic conduit par des spécialistes nous permettra d’obtenir des réponses donnant des garanties suffisantes et satisfaisantes, d’autant plus s’il est établi avant le début des travaux de démolition, transformation ou rénovation.

En vous remerciant d’avance pour votre diligence et avec nos meilleures salutations,

Pour Les Verts au Conseil Général

Sergio SANTIAGO

<avril 2018>

lumamejevesadi
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30      

nous rejoindre

nous contacter