Samedi 8 décembre: les Verts neuchâtelois en marche!

Que ce soit à Berne, à Genève ou à Neuchâtel, les revendications ont été les mêmes, ce samedi 8 décembre : il est grand temps que les dirigeant-e-s de ce monde s’engagent concrètement vers davantage de mesures en faveur de l’environnement. Les promesses faites lors de la COP 21 ne doivent pas être sacrifiées sur l’autel de lobbyistes en tout genre. En marge de la COP 24, qui se tient actuellement en Pologne, les Verts neuchâtelois ont pu faire entendre leurs voix lors de la Marche pour le climat qui a réuni plus d’un millier de personnes à Neuchâtel. Porte-paroles de la cause environnementale, nos quatre candidat-e-s aux élections fédérales de 2019 ont scandé leur mécontentement et leurs visions d’un avenir nécessairement durable.

Par ordre alphabétique

Fabien Fivaz, candidat au Conseil des Etats et au Conseil national 

« Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, a récemment mis en garde le monde : si rien n’est entrepris durant ces deux prochaines années, les changements climatiques deviendront incontrôlables. C’est donc aujourd’hui qu’il faut agir, de l’aveu même du Conseil fédéral. Or, le Parlement a décidé qu’il ne fallait rien faire. S’il a inscrit, dans la Loi sur le CO2, l’objectif de limiter la hausse des températures à 1,5°C, il a biffé, dans cette même loi, tous les instruments pour y parvenir, notamment l’objectif de réduire de 60% les émissions de gaz à effets de serre en Suisse. En adoptant ce statu quo, notre pays se prive de la possibilité de préparer notre économie et notre société aux profonds bouleversements provoqués par les changements climatiques. Nos manières de consommer, de nous déplacer, de nous nourrir, doivent être changées. Nous pouvons prévoir ces changements plutôt que de les subir et en faire un élan d’innovations. »

Veronika Pantillon, candidate au Conseil national 

« Agir ici et maintenant et à tous les niveaux. Le Parlement fédéral, majoritairement de droite, prône actuellement un statu quo dangereux sur les questions climatiques. Cela ne doit pas empêcher les élu-e-s communaux/ales et cantonaux/ales de mener une politique résolument tournée vers davantage de mesures environnementales. Je déposerais prochainement une motion ou un postulat au Grand Conseil neuchâtelois afin d’encourager le réemploi des matériaux de construction. Chaque année en Suisse, on détruit ou recycle 10 millions de tonnes de matière et ce chiffre devrait augmenter de 20% à l’horizon 2025. Actuellement, seuls 3 à 5% des matériaux réemployables sont effectivement réutilisés. Ceci est largement insuffisant d’autant que la destruction ou le recyclage d’1 tonne de matériaux génère 1 tonne de CO2. Réemployer les matériaux permet donc de diminuer drastiquement les émissions de CO2, condition nécessaire pour contenir les effets du dérèglement climatique. »

Roby Tschopp, candidat au Conseil national 

« Le climat n’est pas notre bien le plus précieux, c’est la condition de notre survie. Ni attendre, ni compter sur l’étranger ne nous sortira de l’impasse. Le Parlement fédéral doit maintenant arrêter de tergiverser et façonner une Loi sur le CO2 qui va droit au but ! »

Céline Vara, candidate au Conseil des Etats et au Conseil national

“Les Verts sont les premiers et les seuls depuis 30 ans à avoir systématiquement mis en tête de leur programme politique la lutte contre le réchauffement climatique. Les conséquences de ce réchauffement, aujourd’hui incontestables, sont dramatiques pour la nature et l’humain. Les sécheresses estivales à l’instar de celle vécue cette année, ainsi que la diminution des quantités de neige en montagne, sont des événements climatiques destinés à s’aggraver inexorablement, années après années. Seules des mesures claires, comme la réduction de gaz à effets de serre ou la préservation de nos forêts, purificatrices d’air, permettront de freiner ce phénomène. Je m’engage à soutenir et à me battre en faveur de ces mesures, que ce soit au niveau de la politique cantonale, comme de la politique fédérale. »

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