Un budget pour ne pas, ne pas en avoir

C’est sans véritable conviction que les Verts ont accepté le budget 2018. Sans véritable conviction parce que la version issue des débats et amendements du législatif ne corrigent que partiellement les éléments problématiques relevés, en particulier les coupes répétées dans les domaines de la formation, de la santé, du social ou de la culture.

Des corrections ont toutefois été apportées : des améliorations pour les bénéficiaires de l’aide sociale, pour les personnes âgées en EMS, pour la BPUN de Neuchâtel, pour la scolarisation des jeunes migrants et pour les élèves à besoins particuliers dans l’école obligatoire neuchâtelois.

Certaines mesures sont pourtant douloureuses : la coupe d’un quart du budget du Bibliobus, une année après la décision du peuple, les diminutions d’allocations complémentaires pour les familles de la fonction publique sont inadmissibles en dehors d’un accord global avec les salariés. D’autres mesures sont très pénibles, par exemple les coupes à NOMAD ou toutes les coupes linéaires dont on ne connaît pas les effets.

L’issue des débats, avec un budget refusé par une minorité qualifiée du Grand Conseil, ouvre une période d’incertitude politique. Les projets attendus par la population, par exemple la réforme de la fiscalité, seront difficiles à construire et mettre en œuvre. Les discussions autour du programme de législature seront très difficiles. Le canton aura beaucoup de peine à se relever de l’échec du compromis.

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